vendredi 8 septembre 2017

Comment j'ai super réussi mon jardin sec

Bien chers vous toutes et tous, 
Sans attendre, pour me faire pardonner mes longs silences bloguistes, je vais vous livrer PAS A PAS l'incroyable RECETTE INRATABLE DU JARDIN SEC

A en croire la presse spécialisée, le talent des experts de jardins sans eau repose essentiellement sur un choix savant des variétés à installer. BALIVERNE ! Regardez attentivement la suite et vous constaterez que ma méthode à moi fonctionne avec n'importe quelle plante. Naturellement, quelques prérequis sont nécessaires pour le plein succès de l'entreprise : opérer sur une zone de l'arc méditerranéen, se cogner 3 périodes de sévère canicule, se prendre 4 mois sans pluie dans la gueule et ne pas négliger le vent bien sûr. Allez, démonstration :

C'était un rosier... il s'est parfaitement adapté au sec
A votre avis, faut-il mettre la tondeuse en vente sur le bon coin ?
Même les santolines en pot ont su s'accommoder de la canicule... la première canicule. Après, elles ont renoncé.
Oubli d'arrosage pendant une semaine et le résultat ne s'est pas fait attendre : Parfaitement sec jusqu'au bout des feuilles, un eucalyptus planté en novembre dernier.
Je l'avais déplacée en avril cette...quoi déjà ? ah oui, immortelle... cette menteuse fait moins la maligne. Vous apercevez aussi une euphorbe. Eh bien, sachez que  j'ai quelques euphorbes qui ont grillé aussi
Il s'agissait de l’œnothère du Missouri. Ouaip, en effet j'ai mi-souris en voyant son évolution.
Lui il repoussera : Phlomis russeliana
Dans un jardin sec, tu risques pas l'indigestion de framboises.
Le Phormium a un malaise...
....et la Cordyline pourpre aussi
Une heuchère est passée de vie à trépas...
..l'Hydrangea pétiolaris est au bord de la suivre (planté au nord, arrosé 3 fois/semaine)
C'était des Bidens mais je m'en fous.
euh là, c'était des Penstemons et je m'en fous pas.
Il reste quand même beaucoup de jolies choses sur lesquelles le sec n'as pas fonctionné : normal, on a triché et on a arrosé. Sédum José Aubergine
J'en avais mis plusieurs pieds un peu partout dans le jardin.
En plein cagnard, encore un sédum pourpre. Mais dans "plein cagnard", plein et cagnard sont en trop pour ces variétés


Grâce aux 1680 heures d'arrosage, grosso modo le jardin est resté potable !
Un des bouleaux en bac n'a pas compris ce qu'il se passait. Il s'est mis en coma très très profond depuis début juillet
Et puis j'apprécie des petites scènes comme celle-ci. Faut dire que ces anémones du Japon sont exposées à mi-ombre. Plus à l'ombre qu'à mi et les arrosages ont fait le reste
Là aussi les arrosoirs ont valsé tout l'été pour maintenir l'ensemble.
Le bassin, RAS si ce n'est qu'il a fallu souvent refaire le niveau
Rien à dire de cette photo, je l'ai mise juste pour me rappeler qu'en temps ordinaire, un jardin est vert.
Très très souvent arrosé aussi tout ça pour avoir cet effet.
Idem ici, au goutte à goutte mais faut que je révise tout le circuit.
Bon, comme je ne vais pas mégoter sur mon argumentaire, je vous conseille vivement de brancher vos batteries : 
j'ai décidé d'arrêter de jardiner. Oui, rien que ça. Tenter la création de scènes végétales gracieuses, investir beaucoup de temps, d'énergie et d'argent dans le seul espoir de savourer de jolies vues, de me prélasser dans un écrin de verdure en ville puis passer 4 longs mois dans l'angoisse de tout voir crever,  vivre l'enfer des arrosages quotidiens est devenu copieusement insupportable cet été. Et encore, je suis chanceuse dans mon malheur car Henri a assuré un max d'arrosages et a porté une attention quotidienne au jardin. (Henri, z'êtes le best jardinier du Gard !) Rappelez-vous, j'avais déjà éprouvé ce découragement pendant l'été 2015 mais j'avais refusé de renoncer dès que la pluie de fin août m'avait laissé respirer. Eh oui, j'avais la naïveté de croire que j'avais subi un phénomène exceptionnel. 2 ans plus tard, après 4 mois sans pluie en ce 8ème jour de septembre, les prévisions restent au beau fixe douceur/soleil/vent/moustiques (oups, je mens : ils annoncent, peut-être-mais-c'est-vraiment-pas-sûr-du-tout, 0,3 mm pour samedi). Les dégâts sont considérables dans mon département. Je n'ai pas eu le temps faire des photos de toutes ces haies de persistants (photinias, lauriers palme, eleagnus, pittosporum etc), de ces fruitiers, de ces vieux arbres, de ces Viornes Tin, de ces bambous raides morts partout dans ma ville et tout autour. Une désolation sans nom. 
Bien sûr, je ne conteste pas qu'un jardin sec travaillé, comme on peut le voir chez Françoise, fonctionne à merveille....lorsque le paysage environnant est en cohérence avec ce type de création. Or, je vis en milieu urbain et la beauté d'un jardin sec avec ses plantes en dormance l'été friserait le ridicule vs moche chez moi : trop plat, point d'horizon ouvert, vallonné, pas de dialogue avec un environnement flatteur, quoi ! Il n'y a que ma terre archi pauvre qui rentrerait pile poil dans les critères mais bref...ça le ferait pas. De plus, les seuls arbustes susceptibles de résister aux ardeurs des 43° sans un seul orage salvateur (je dis bien susceptibles car j'en ai vu de bien rétamés dans les maisons voisines) sont les lauriers roses mais j'avoue que j'ai fait une overdose de ces espèces dans ma précédente maison où les proprio n'avaient planté que ça ; ok, il y a aussi les pistachiers lentisques (j'en ai perdu un cet été, c'est insultant !) ou les filaires (à moitié crevés aussi chez moi) mais pffffff, je n'ai même plus envie de creuser le sujet. Ici rien ne fonctionne sans arrosage. Même ce que j'ai planté il y a plus de 3 ans, même si j'ai toujours principalement choisi des sujets réputés pour leur bonne résistance au sec. Rien. Si la plupart des plantes chez moi sont encore en vie à ce jour, c'est que nous les avons abreuvées régulièrement (je n'ose imaginer la facture d'eau à venir). J'ai bien sûr utilisé la meilleure façon d'arroser qui est préconisée : tard le soir et abondamment mais rien n'y fait ; 2 jours après, tout pendouille lamentablement et c'est toujours d'actualité aujourd'hui. L'Homme m'a avoué délicatement cet été : "Tu fais chier tout le monde avec ton jardin"... C'est pas faux. Et comme ce n'était pas mon intention, je rétrograde : Dès que la terre sera assouplie par quelques pluies (soit en...je sais paaas...novembre ? décembre ? 2022 ?), je vais donc remanier le jardin une ultime fois en rapprochant un maximum de plantes dans les massifs pourvus d'arrosages au goutte à goutte et je vais éliminer les autres massifs. S'il me reste des végétaux incasables, je les vendrai sur un marché aux puces au printemps prochain car c'est au-dessus de mes forces de les regarder calancher sans réagir et de penser en plus aux sommes dingues que j'ai investies pour si piètre résultat. Je n'en peux plus d'être sur le qui-vive en permanence pour de basses questions d'hydratation. 
Pas glop tout ça hein ? Sachez quand même que je ne suis pas non plus au 36ème dessous en racontant ce virage à 360° (voyez comme je suis obsédée par les degrés) dans ma vie de jardinière (je précise "vie de jardinière" car dans ma vie de bonne vivante, je tourne juste aux 12, 13 ou 14° du vin). Ma décision est très réfléchie, lucide comme je me plais à le dire. J'ai essayé de faire au mieux pendant 6 années et j'en suis d'ailleurs très fière mais le déplaisir a fini par prendre le dessus. La désertification arrive doucement et jardiner dans le Gard est une folie non constructive. Arf, ça me dérange pas de passer pour la plus timbrée des timbrées mais pas au bout d'un tuyau d'arrosage, ah ça non, j'ai ma dignité bon sang !
J'ajoute aussi que d'autres événements, beaucoup plus graves, m'ont touchée en plein cœur tout l'été ; je relativise donc plus facilement tout ce qui peut arriver côté jardin.
Bien sûr, je repasserai de temps en temps par mon blog pour vous faire suivre encore l'évolution de mon jardin car je compte bien entretenir et maîtriser sagement ce qu'il restera de végétaux ; je serai toujours ravie de vous montrer une jolie floraison (on sait jamais...) ou un sujet qui a miraculeusement réussi à pousser normalement mais l'excitation d'une nouvelle plante, d'un nouvel arbuste, d'un nouveau massif, mon acharnement et ma persévérance à essayer d'embellir, tout ça s'est définitivement éteint. Ma passion pour les jardins passera exclusivement par mes visites des vôtres en virtuel et je sais qu'à la moindre occaz je foncerai en visiter en vrai. Je ne perdrai pas le fil de la discussion, croyez-le bien mais je me limiterai aux frontières de la théorie-plaisir-des-yeux sans pénétrer dans le pays de la pratique. 
Je vous souhaite un automne magnifique, de belles rasades de pluie, une santé de vert euh...de fer car ça reste le meilleur terreau des passionnées(és).
Très amicalement,

La jardinière en herbe sèche forever

56 commentaires:

  1. Me voici chère Aline, comme deux ronds de flan devant cette affligeante nouvelle et ces tristes images et crois-moi, je t'adresse toute ma compassion jardinière ! Un tel résultat malgré des arrosages réguliers ! On n'y croit pas, enfin si, je te crois et je comprends très bien car les épisodes caniculaires se sont succédé ici aussi mais en bien moindre quantité et j'ai eu bien du mal ainsi que le mien d'Homme, à garder le jardin en état ! Néanmoins, j'ai moi aussi des doutes quant à la poursuite de ce travail épuisant : récupérer chaque jour des seaux d'eau à l'étage et arroser les plantes les plus fragiles. Si çà continue, nous n'aurons plus que des jardins de cailloux peuplés de figuier de barbarie !! Enfin, je vois que chez toi, les Sedum ont malgré tout tenu le coup, tu sais avec des graminées, il y a déjà moyen de faire quelque chose d'intéressant. Il faut réfléchir et choisir les plantes-chameau les plus efficaces... Evidemment c'est toi qui vois, mais reprends courage et laisse passer cet affreux épisode, on en reparlera plus tard si tu veux... Chère Aline, bonne soirée malgré tout, je pense à toi et t'envoie toute mon amitié. A plus si tu as le temps... Gros bisous de shuki

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    1. Shuki, ton commentaire me touche beaucoup. Rassure-toi, je ne perds jamais courage mais je sais évaluer les probabilités de réussite. Tant qu'à faire, je préfère réussir et j'ai compris qu'en plaine gardoise, c'était impossible. Je n'obtiendrai tout au plus, qu'un résultat médiocre et dans ma vie de jardinière, le médiocre est banni :-) Je devrais avoir de meilleures vues après 6 ans de pratique et comme ce n'est pas le cas, je passe à autre chose. Je ne manquerai pas de te rendre visite aussi souvent que possible et dans tous les cas, je continuerai à publier ici de temps en temps. Merci de ton amitié et je t'adresse la mienne en retour, tu le sais Shuki. Je te fais des très gros bisous !

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  2. Bon, y a plus qu'à compenser par un foisonnement de plantes intérieures, qui, à moins que tu vives tous volets fermés en été, ne risquent pas de se dessécher !
    Trève de plaisanterie, je comprends ton découragement mais je serai bien triste de ne plus voir ce blog alimenter (même de temps en temps, ça m'ira) :)

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    1. Eh ben la tristesse ne sera pas car je compte bien continuer à publier. Le végétal, même réduit dans son volume, animera toujours mes neurones jardiniers :-)
      Amitié, M'dame B

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  3. La culture de l'humour semble être une bonne alternative et vous la maîtrisez fort bien.
    Le jardin est une succession d'aventures heureuses, parfois malheureuses et l'on comprend votre désarroi face à un tel épisode.
    Même s'il n'y a plus qu'un massif continuez à publier, on en a besoin.

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    1. Vous pouvez compter sur moi, Duo : même si je ne gardais qu'un tas de cailloux déco au milieu d'un jardin vide, je me creuserais (!) pour en faire des billets. ça promet hein ?
      Merci pour votre soutien !

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  4. Cruelle mais raisonnable décision. En pareil cas, ça s'arrose... conserve de l'eau dans ton verre pour compléter ce qu'il faut. A défaut de nous proposer prochainement un ersatz "mon désert du Nevada dans le Gard, lézards et coyotes compris" je ne suis pas inquiet quant à ton rebondissement sur d'autres centres d’intérêt, please conserve ta verve journalistique un poil barrée ;-)

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  5. je t'avoue que je reste un peu sans mots , ma chère Aline, devant ton désarroi et ce pauvre résultat de ton jardin . tu as pris une décision difficile et je la sentais bien venir.Une intuition comme ça. Regrouper tes plantes et limiter est certainement une bonne solution .Mieux vaut peu mais bien !!!J'espère que tu nous feras des petits clins d'oeil de temps en temps .comme tu sais si bien le faire .Tu nous manques bien trop ! Je te fais de gros , gros bisous , ma jardinière du Gard en panne sèche de jardinage ....mais pas d'humour!!!!

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    1. Et t'avais bien senti, Maryse. Normal pour une jardinière qui a les sens en éveil tout le temps ! Oui c'est vrai qu'entre le voisinage rétif, les doutes qui finissent par envahir mon entourage et cette satanée sécheresse qui ne fait que les confirmer, forcément, ça ne pouvait aboutir qu'à ça : Un frein à main à mes projets d'embellissements qui auraient dû durer encore quelques années. Eh ben c'est pas grave ! Je ne peux rien contre le climat et après tout, je n'ai rien à prouver. Je suis fière d'avoir quand même réussi à transformer un endroit ingrat en un lieu gracieux. Un jour, je sais que je pourrai à nouveau exprimer mon expérience verte et j'y prendrai encore grand plaisir. Je te fais des bisous énormes !

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  6. C'est vraiment dommage pour une jardinière de voir son travail dévasté par la chaleur ainsi, mais tu as pris la bonne décision on ne peut aller contre la nature, elle nous rappelle à l'ordre forcément. Tu vas me maudire mais en LoireAtlantique, la pluie commence sérieusement à me miner et je rêve de chaleur à nouveau, l'automne sonnant furieusement à nos portes et jardins arrosés copieusement. Moi j'ai ramené des spécimens de plantes grasses du Portugal que je garde précieusement à l'intérieur, cultive toi aussi ton jardin intérieur ma belle, plantes grasses et saines lectures sont mes prescriptions pour tenir jusqu'au printemps au moins. Bon le manque de soleil ici justifie la déprime et aussi les photos de tes pauvres plantes mais rassures toi je tiens bon ;-) Non sérieusement je t'embrasse fort et je te souhaite un Week end pluvieux, non?

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    1. Tu as raison Alex ! La passion du végétal ne se cultive pas exclusivement sous climat doux, ensoleillé et raisonnablement pluvieux. J'ai plein d'autres projets et je me ferai un plaisir de les partager dans ces pages pendant longtemps. Et toi ? t'en es où de la déco de ta maison si merveilleuse ? Je t'embrasse fort, fort, fort !

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    2. Je réponds ici rapidemment à ta question, oui cette année a été pauvre en projets déco pour moi car j'avais ma Mère malade et c'est toujours le cas mais je commence doucement à m'y remettre avec ma salle de bain je posterai les photos quand elle sera finie et c'est un lourd projet donc pas tout de suite et j'ai aussi l'entrée en plein chantier donc aussi un projet qui s'achevera surement l'année prochaine si tout va bien. En attendant j'ai hâte de te relire avec de nouveaux plans de ton côté et moi aussi je t'embrasse fort.

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  7. Ppfffff Aline, suis triste pour ton jardin, pour toi et puis pour moi car tu vas trop me manquer!!!!

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    1. Oh que non je vais pas te manquer puisque j'ai l'intention de me la raconter encore dans ces pages :-) ça me fait trop plaisir de lire ta solidarité et ton soutien, Raphaëlle !

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  8. Coucou voisine, je regarde moi aussi mon joli "jardin sec" il fait gris aujourd'hui ainsi que notre humeur. Nous rebondirons hein ? On va s'adapter. S'il te plait, au moins, ne laisse pas se dessécher ce blog qui est une source de joyeux moments. En amitié. Drian "du Gard"

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    1. Pour sûr qu'on va rebondir, Drian ! Pour s'adapter au mieux, j'ai tendance à dire qu'il faut continuer à aimer les jardins...en photos :-D Non, pour de vrai, pour les plantes rescapées, je crois qu'il faudra attendre quelques années pour qu'elles reviennent à une hauteur honorable. Mais peut-être faut-il aussi s'habituer à n'avoir que des végétaux rase-mottes. Le blog est le seul élément de mon activité jardinière qui ne se desséchera pas car j'ai bien l'intention de continuer à l'arroser encore et encore... Des bises à toi et...solidairement vôtre !

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  9. J'avoue que je te rejoins totalement : cette année c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase, si tu m'autorises cette mauvaise plaisanterie. En voyant le titre de ton article, j'ai cru que tu avais réussi cette saison à maintenir en vie et en-vert et contre tout ton jardin mais je vois que non... Pas mieux ici, je dirai même pire, car zéro arrosage de chez zéro arrosage ; même les massifs que j'arrose au jet d'habitude, cette année je n'ai même pas essayé... Triste constat, tout est crevé, quand je pense au budget consacré... Bref, pas la peine d'enfoncer le clou. Je me suis dis pareil, j'arrête !
    Heureusement les pluies diluviennes d'automne au printemps nous feront changer d'avis et y croire encore...
    Bisous

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    1. Je réponds tardivement à ton message et les pluies diluviennes nous ont oubliées aussi cette année. Quand c'est la merde, c'est vraiment la merde dans le Gard ! Je suis encore plus convaincue par ma décision d'arrêter de me bagarrer pour créer du beau avec du végétal. Allez, comme disent les copines "haut les coeurs" hein, on va pas rester au fond du trou puisqu'on a plus rien à y faire :-D Sinon, tu vas faire quoi toi avec tout ce temps libre ? Des gros bisous, ma copine voisine de jardin sec !

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  10. J'ai parfois envié les heureux mortels qui vivaient dans le sud! Et puis voilà que le sud remonte doucement vers le nord, réchauffement climatique oblige!!! Au début je me disais "Chouette"! Et puis quand je te lis, je ne suis pas pressée! De toute façon le temps que ça arrive dans la région parisienne, je regarderai les pissenlits séchés par la racine!
    Depuis que j'ai déménagé l'an dernier, j'ai vraiment trouvé la maison de mes rêves entourée d'un jardin incroyablement vert...même dans la région on me l'envie, à croire qu'il y a un micro climat au dessus de mon toit, mais sans trop de pluie pour autant!!!
    Je suis désolée pour toi...tiens bon avec le peu qui te restes!
    Chez moi, c'est le blog qui se déssèche...rien ne fonctionne comme je veux alors je bidouille sur Facebook...je regarde parfois ta page mais tu ne l'utilises pas beaucoup!
    A bientôt quand même...j'aime trop ton humour, ne nous lache pas complètement! Bises

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    1. T'inquiète Domi, je lâche pas l'affaire ; j'en revois simplement les objectifs à la baisse. Pour autant, même avec une gestion plus modeste, j'ai la prétention d'arriver à un bilan positif. Pour le Facebook, j'avoue que je me connecte de façon très très intermittente... tiens, à la prochaine pluie, je serai connectée (pfffff, il pleut toujours pas et octobre a commencé).

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  11. Du général au particulier , mais cela fonctionne dans les deux sens et d'ailleurs je ferais mieux de commencer par le particulier,puisque c'est de toi et de ton jardin qu'il s'agit mais comme tu dois partager cette situation avec tous les jardiniers de ta région, on peut globaliser le commentaire sur le devenir des espaces (verts)dé- cultivés dans ta région car au delà de "l'insatisfaction", découragement,abattement, ressentis à se battre contre des moulins à vent,(il n'y a pas un mot, une virgule, à retirer à ton propos qui traduit parfaitement la situation et la conclusion qui s'impose et que tu as malheureusement raison d'avoir choisie) c'est aussi la question des sols qui en perdant toute végétation sont fragilisés et dégradés par des pluies à venir (parce que évidemment quand il va pleuvoir cela va être dantesque) qui les lessiveront au lieu de les pénétrer ... sale temps pour la région ... et sale temps à venir pour beaucoup de régions ici ou ailleurs... pas de quoi se réjouir et à notre toute petite échelle de jardinier rien de bon à venir même si, ici,(et je ne m'en vante pas!) on a été oublié par la chaleur et que le jardin a superbement tiré son épingle du jeu de cet été 2017 ... alors , si tu en as le temps bien sur, fais nous de temps à autre des petits billets d'humeur ou d'humour: nous en avons tant besoin... je t'embrasse et te dis à très vite

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    1. J'ai bien l'intention de poursuivre mes petites rédactions chlorophyllées, Hélène. Je sais bien que mon abandon sur la forme ne touche en rien ma niaque sur le fond. Je trouve juste que se battre seule contre beaucoup requiert un retrait pour recharger ses batteries et réfléchir à un nouvel angle d'attaque : les catastrophes climatiques successives ne suffisent pas à éveiller les esprits et les politiques cultivent des raisonnements ambigus. Va bien falloir prendre les problèmes à la racine hein ? (rires). Je t'embrasse fort !

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  12. Aline, je compatis totalement!
    Moi aussi j'ai été malmené cette année par la météo et je suis franchement dans le doute.
    Comme toi, je ne pense pas que ces phénomènes sont exceptionnels et jardiner aujourd'hui dans certaines régions relève de l'exploit!
    Je suis une amoureuse du var et de ses paysages mais je ne suis pas sure que j'y jardinerais si j'allais y vivre!
    Continue ton blog, j'aime tellement te lire!
    Je t'embrasse

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    1. Oui, Sophie, je vais continuer encore et encore car la réduction du nombre de plantes n'impliquent pas un arrêt complet de l'art de la bêche :-) Je suivrai aussi sans relâche tout ce qui va arriver dans ton jardin à toi. Je te fais de très gros bisous !

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  13. Oh Aline, j'espère que tu ne vas pas lâcher l'affaire, même si je constate que cette fois-ci ton moral est sacrément atteint. Je crois que tu as trouvé la meilleure solution pour toi en concentrant tes massifs et en mettant l'arrosage automatique. J'ai moi aussi parfois envoyé tout balader avec la corvée des arrosages après une journée de travail. Pour moi, pas d'arrosage automatique possible, car je n'arrose que les potées et les plantations de l'année et cela change donc tous les ans ! Bonne semaine à toi Aline.

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    1. Ah non Florence, je vais réduire leur quantité mais certainement pas abandonner mes plantes chéries !
      J'ai donc du pain sur la planche pour réviser mon circuit de goutte à goutte. Je te fais de grosses bises.

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  14. Ne lâchez pas l'affaire ! Il y a des plantes qui résistent.J'ai des lavandes, des romarins ( rampants,dressés )des sauges qui résistent au Var. Le jardin n'a pas la même structure que les autres mais on peut faire du beau. Regardez le jardin de filippi. Ne baisez pas les bras, il faut juste triuver les bonnes plantes et parfois faire des essais. Courage.

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    1. Sylvie,
      Hélas, les lavandes, romarins, sauges sont déjà très présents au jardin et même eux ne sont pas jojo ! De plus, comme je l'écris souvent, ces seules plantes ne suffisent pas à me satisfaire. Je vis au milieu d'une zone commerciale et les parkings sont plantés de ces espèces à outrance ; me donner l'impression de prolonger le décor de ces aires bâclées me frustrerait énormément, comme vous pouvez l'imaginer. Si je vivais en campagne avec bel environnement, je l'envisagerais certainement plus facilement.... En fait, c'est la somme de nombreux paramètres qui m'a fait abandonner prématurément mes projets d'embellissements.
      Filippi a déclenché ma passion du jardinage il y a 25 ans mais je sais que ce n'est pas en périphérie de ville que je pourrai l'exprimer au mieux. Merci pour votre passage et vos encouragements, Sylvie.

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  15. Que te dire? Je sens souvent le même découragement... mais je suis très obstinée - et très chieuse, selon mon entourage, moi aussi. La réalité est que je n'arrive pas à me passer du jardin - pas encore! Je sais que ça viendra...
    Quand le déplaisir est trop souvent de la partie, il vaut mieux abandonner et je comprends ta décision, même si cela me fait tout drôle et que tu vas me manquer!
    Essaie de garder quand même du bonheur devant les quelques miracles qui te tomberont dessus, j'en suis sûre, et donne-nous quand même des nouvelles!
    Amicalement

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    1. Tu sais Gine, moi non plus je ne sais pas me passer du jardin ; c'est d'ailleurs pour ça que même réduit, je vais continuer à soigner tout ce que j'ai mis en oeuvre ici. Pour mon plaisir, on a un projet de maison de vacances à la campagne, en Cévennes et là je sais que je pourrai me lâcher encore un peu :-) Evidemment, j'aurai du coup doublement de nouvelles à publier par ici !

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  16. Oh, la, la, Aline! Quelle tristesse! C'est à pleurer. Je voudrais te dire "Tiens bon!", mais je sais bien qu'à ta place je prendrais la même décision. Se battre éternellement contre des éléments qui auront toujours le dessus et s'épuiser physiquement et surtout moralement, ce n'est pas envisageable d'y passer sa vie. J'ai connu un peu ça, en moindre mais quand même, lorsque je jardinais dans la région de St Etienne. Vivre sans cesse entre crises de nerfs et angoisse, ce n'est pas bon. Il vaut mieux changer de hobby; mais c'est un crève-coeur quand on aime tant les plantes. Le pire, c'est le constat dressé par Rouge Cabane et que je partage totalement: s'il ne s'agissait que de nos jardins d'ornement, ce serait acceptable, mais c'est bien plus grave. Allez! Tourne la page et cesse de te rendre malade! .... Mais n'oublie pas de trouver un moyen de partager ta prose si vivifiante, car j'ai du mal à imaginer que je ne te lirai plus. Je t'embrasse bien fort, te dis à bientôt dans des articles qui parleront de... on ne sait pas encore, et te propose de me rencontrer si tu viens à passer en Bretagne. Bisous.

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    1. T'as raison, Michèle. Et je crois que c'est ce qui m'a le plus minée dans ma décision : me rendre compte que j'étais impuissante face à cette ambiance générale ; de moins en moins d'arbres car les gens ne les supportent plus, de moins en moins de culture des sols et de plus en plus d'événements dramatiques de ruissellement à cause de cette connerie humaine.
      Quant à ne plus me lire, t'es folle : je vais dégainer mes caractères le plus longtemps possible sur ces pages et sur celles des copines et copains :-) Je te fais des tonnes de gros bisous !

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  17. Oh j'ai honte quand je pense comme je me plaignais sans arrêt de la sécheresse en Champagne. C'était dure mais ridicule à côté des dégâts dans le Gard. Tu as pris la sage décision de regrouper tes plantes dans un ou deux massifs avec arrosage automatique et j'espère que tu garderas ton coin bassin.Tu continueras à écrire des articles j'espère parce que la blogosphère sans tes délires serait bien triste. J'adooore ton sedum José Aubergine : je vais chercher le même. Je te fais plein de gros bisous.

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    1. Judith, comme je sais que nos sites de rencontre sont en pleine croissance, je te propose de t'envoyer une bouture de José dès que les 1ères pluies assoupliront ma terre impraticable encore à ce jour. Il y aura moins de massifs chez moi, certes, mais eux au moins seront arrosés par l'automatisme et je ne coltinerai plus de séances interMINABLES au tuyau :-D Je te fais des bisous énormes !

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  18. Salut ma belle, tu n'es pas la seule à faire ce triste constat et à te détourner du jardin pour cause de découragement. J'observe la même chose ici en Alsace, tout est sec et déshydraté une grande partie de la belle saison. Exit mes rêves de cornus kousa,de persicaires plantureuses, de couvre-sols d'ombre exubérants, de grandes Véroniques resplendissantes, de... de.... pffff.... Mon cornus est grillé et ressemble davantage à une loque en fin de vie, comme beaucoup d'autres merveilles dont je rêvais de peupler le jardin. Les epimediums disparaissent, et même les asters se font la malle... Y a que les rosiers bien installés qui tiennent le choc et encore, cette année je n'ai pas eu le temps de m'en occuper, ils n'ont donc fleuri qu'une fois. Beaucoup de temps et d'argent investis pour pas grand chose. Je crois qu'il est temps pour moi aussi d'arrêter les conneries eT de simplifier. Le beau viburnum "Côte Rôtie" de Momo est vraiment rôti, hormis la première année il n'a jamais été heureux ici. Bref, je te prends dans mes bras pour te consoler, si ça peut te consoler... Mais ne pleurons pas, il y a vraiment plus grave dans la vie. Gros bisous, à plus !

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    1. Oui, oui, oui, Gisou, il y a tellement plus grave. J'ai pas honte de dire que je suis en faillite dans mon entreprise jardinière. Je m'en fous : Macron il a dit que même les entrepreneurs en faillite seraient indemnisés par pôle emploi :-D Allez, bientôt je viendrai faire un tour en Alsace et on rigolera de tout ça ensemble. Je te fais des bisous énormes !

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  19. le désespoir de jardinière, en effet cette année dame nature à beaucoup souffert, nous même aussi, vu cette canicule, mon balcon na pas été au top, malgré les litres d'eau chaque jour
    t'en fais pas au prochain printemps, la flamme va se rallumer et tu ne penseras pas au jardin sec
    je t'embrasse et surtout continu de nous faire de beaux écrits comme tu sais faire, j'ai toujours plaisir de te lire et de sourire, bises

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    1. Et tu sais quoi, Nadette ? si je n'exclus pas l'idée de vivre plus tard dans un appart' avec terrasse, je sais déjà que j'installerai un arrosage automatique :-D
      Inutile de te faire un dessin : des corvées d'arrosages pendant plusieurs mois flinguent illico le côté glamour du jardinage ! Je te fais des bises énormes !

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  20. Oh la la ma pauvre Aline, à regarder le début de ton article c'est Jardine et pleure. Ici il y a eu de la sécheresse aussi mais ce qui a sauvé le jardin c'est sa terre argileuse et un temps dégueu tout l'été, gris, maussage, frais. Je n'en reviens pas que tout soit comme ça chez toi sans arrosage. Je comprends pargaitement ta décision. Le jardin n'est pas censé nous pourrir la vie. J'espère que dame nature pourra s'adapter. Je te fais un gros calin virtuel et de gros bisous. J'espère qu'on papotera très vite.

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    1. Wééééé, et comme je ne serai plus esclave d'un jardin voué à l'échec dans tous les cas, ça me laissera plein de temps pour papoter :-D Je reviens par chez toi dans pas longtemps ; je t'appellerai pour qu'on se cale un moment entre jardinières, d'ac ? Des gros gros bisous, ma Poulette !

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  21. C'est rageant!
    Et si tu optais pour un jardin plus minéral??? Du gravier, de l'ardoise ou du sable, des plantes méditerranéennes, des championnes de la résistance?
    Il y a le blog "des pierres dans mon jardin sec". Et la pépinière Filippi qui pourrait te conseiller?
    *des bises, chère Aline, tout n'est peut-être pas perdu?*
    Cécile

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    1. Ah Luciole, je fréquente le jardin "des pierres..." depuis le début. Quant aux pépinières Filippi, eh bien c'est grâce à Olivier que je suis devenue fan de cistes il y a....25 ans ! Il y a d'ailleurs énormément de "méditerranéennes" dans mon jardin. Mais il y a aussi un sérieux problème de terre et ce problème n'est pas compatible avec les périodes de sécheresse sévère même pour les méditerranéennes. Je m'étais lancé le défi d'embellir un terrain vide et inesthétique à mon arrivée : planquer le vis-à-vis pour commencer mais face aux voisins mécontents et face à mon statut de simple locataire qui ne veut pas semer la zizanie, je préfère me faire discrète et leur dire que j'admets mon échec. Je sais bien qu'il existe encore plein de solutions mais je les garde pour plus tard... Je te fais plein de grosses bises !

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  22. je suis absolument consternée par la vue de toutes tes plantes mortes ou en passe de l'être, c'est d'une tristesse!
    tu ne perds pas ton humour, mais évidemment, l'humour ne sauve pas tout, et c'est bien dommage..tu as raison de prendre une décision aussi radicale que celle de limiter ton jardin, parce que cela te rendra un peu de ta sérénité? arroser son jardin tout l'été est épuisant, intellectuellement et pratiquement, je ne le comprends que trop bien!!
    j'espère que ces prochaines saisons, tu profiteras de ton jardin d'une autre façon, plus zen, et que les problèmes de santé dont tu parles ne seront bientôt plus qu'un mauvais souvenir,
    je t'embrase chère Aline, hauts les coeurs!
    PS ici aussi en Bretagne la sécheresse a frappé..c'est terrible ...

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    1. Oui, haut les cœurs puisque c'est bien de cela qu'il s'agit...On ne peut pas trop en guérir mais on peut limiter la casse hein ?
      Pour le jardin, la seule décision d'arrêter m'a déjà rendu ma sérénité :-) Je ne serais jamais arrivée à rien de toute façon : pas de terre, pas d'ombre, pas d'eau, des voisins réfractaires aux arbres = pas de joli jardin urbain gardois. Mais tu as raison, ça n'enlève pas la joie de vivre et je la pèse bien agréablement celle-ci : elle est mon moteur et je lui ajoute du carburant tous les jours :-) Je t'embrasse fort, Catherine.

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  23. Bonjour Aline. Je n'ai jamais commenté mais lis avec grand plaisir les aventures jardinesques que tu partages sur ce blog...merci! J'essaie de jardiner sans (presque) d'arrosage depuis 20 ans dans l'herault. J'ai vu griller au fil des ans pas mal de plantes qui me font toujours rêver. ..rosiers, penstemons etc...Mais d'autres résistent. C'est vrai, le jardin est beau au printemps et moche en été. ..et les jardins que je vois ailleurs sur la toile ou en vrai me font baver d'envie. ..J'ai peu de temps à consacrer au jardin mais certaines plantes résistent à ma feignasserie et au climat. ..A disposition pour partager mon expérience de jardinage en zone sinistrée.

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    1. Oh c'est marrant ça ! j'étais à Montpellier aujourd'hui et j'ai constaté aussi les ravages énormes de la sécheresse par là-bas. Je sais bien que certains végétaux résistent à peu près (je suis une fervente des pépinières Filippi depuis trèèèèèès longtemps) mais devant les corvées d'arrosage et la déprime estivale, mes proprio et mon compagnon, bien peinés, m'ont invitée à cesser toute plantation. Ils ont raison. Et comme je ne sais pas me contenter de demi-mesures car la passion du jardinage ne se limite jamais à un "il y a assez de plantes", j'ai préféré interrompre toute initiative d'embellissement. C'est radical mais ce n'est pas grave ! mon expérience est bien là et je saurai la réactiver ailleurs, un jour...

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  24. My god oui quelle désolation, c'est chez toi aujourd'hui, chez nous probablement demain. Et il faudrait être maso pour vouloir être esclave de son jardin. Mais avec la pêche qui te caractérise je suis sûre que tu vas rebondir et nous proposer un de ces 4 une nouvelle passion que tu partageras avec autant de bonheur que tu as partagé celle-ci. Faites que tu aies un peu pitié de nous et revienne nous régaler de tes posts régulièrement. Peut-être un de ces 4 à Quimper quand tu reviens en Bretagne avec Sophie de l'ancien Monde du Toupetit ? Bizzzzzh du Finistère.

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    1. T'inquiète Maryline, je n'ai pas l'intention, mais alors pas du tout, de me priver de mes récré blogo. Evidemment, ça ne passera plus par de l'esclavagisme jardinier. mais je compte bien poursuivre ma passion d'une façon ou d'une autre ; même si c'est sur un espace réduit (dans ma cuisine, dans mon salon, dans les toilettes etc.), je planterai toujours un sujet qui se retrouvera dans les pages du blog :-) A super bientôt alors ? Je te fais des gros bisous !

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  25. Aïe !!!Pas la peine de chercher à avoir un jardin vert s'il ne pleut pas. des plantes de "sec" ? Il y en a, mais ce n'est peut-être pas ce que tu aimes...
    Et une belle grande mare au milieu de ton jardin ? Assez profonde pour s'adapter à la sécheresse ??...J'espère que tu ne vas pas disparaître, comme ton jardin ! Déjà que tu me manquais !!!

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    1. ha ha ha, je me rappelle que j'avais dit, après l'été 2015, que j'allais faire un jardin mare ! C'est vrai que c'est à peu près la seule solution pour voir du vert au jardin. Les plantes de terrain sec ne fonctionnent même pas pleinement vu la terre vraiment très pauvre et superficielle de l'espace. Et c'est vrai en plus que les seuls romarins, lavandes, lauriers rose etc ne m'intéressent pas franchement : il y en a partout sur les parkings de supermarchés de par chez moi donc je n'ai pas envie d'enchérir sur ce type de décor. Non, je crois juste que je vais me trouver un jardin un peu plus en hauteur (et au frais) et hors de la ville. Par contre, je vais continuer mon blog d'une façon ou d'une autre, non mais !

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  26. C'est en lisant le commentaire laissé sur " des pierres dans mon jardin sec" que j'ai eu envie d'apporter mon avis: le jardin sac, ou plutôt avec un minimum d'arrosage ne s'improvise pas en quelques années: il nous a fallu 15 ans pour arriver au but poursuivi. Créer de l'ombre, se protéger du vent, regrouper les plantes et toujours planter des couvre-sols, abandonner les coups de coeur inadaptés, gravillonner les coins où l'herbe ne pourra jamais rester et observer, observer.
    Tout ça est possible mais demande du temps: habituer les plantes à aller chercher l'eau en profondeur suppose de les arroser pendant plusieurs années mais pas plus d'une fois tous les 15 jours . Seules les potées autour de la maison ont droit à un arrosage régulier. Et pas la peine d'arroser par temps de canicule, de mon expérience ça ne fait que précipiter le décès par choc hydrique. Difficile de résumer 30 ans d'expérience, avec bien sur des découragements suite à de nombreuses sécheresses, mais au bout du compte je suis heureuse de voir que le jardin se débrouille assez bien seul: suite à maladies depuis 6 mois, il a survécu avec un minimum d'entretien, ce qui était bien le but. Après canicule et sécheresse, attendre, regarder ce qui a survécu et où, diviser les chameaux. Même dans le Gard il y a de beaux jardins!

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    1. Oh Martine, ça me fait tellement plaisir que tu te sois arrêtée par chez moi. Je te rejoins : il y a de beaux jardins dans le Gard... mais on les trouve plus sur les hauteurs ou dans des sites plus isolés et ils sont mis en valeur par leur environnement charmant. Ici en périphérie de ville, à 200 mètres des rocades et dans un espace où il y a une couche de terre très superficielle (quand je fais un trou, après 10 ou 15 petits cm de terre, je tombe sur une couche de gravats d'au moins 60 cm puisque le terrain a servi à enfouir des bennes de déchets de maçon pendant des décennies). Comme je dis dans l'article, les couvre-sol que j'affectionne seraient anachroniques chez moi car la parcelle est petite et l'architecture des bâtisses très proches est si moche que l'effort esthétique avec du paysagisme du sec ne se remarquerait même pas.
      Pour l'ombre, je suis complètement d'accord avec toi mais comme je suis locataire et que les voisins me l'ont bien fait sentir, je n'ose plus planter des sujets brise-vent et trop hauts ; par exemple, le vieux et haut tilleul de notre jardin qui dispense une ombre généreuse va être scalpé dans les prochaines semaines car les voisins se plaignent. Bref, j'ai compris que les villes sont vouées à des jardins uniformes et "bonzaïfiés" (comme dans les années 80 ha ha ha) qui réconcilient tout le monde. La créativité et l'expérimentation n'ont pas de place dans un tel contexte. Bref, j'ai senti cet été que je ne pouvais pas me battre...seule contre tous :-)

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  27. Coucou chère Aline, je passe t'apporter mes amitiés du soir et te remercier pour les petits mots que tu déposes chez moi de temps en temps ! Je suis navrée car je sens dans ta réponse à Martine une certaine désaffection à l'encontre du jardinage. Tu sais, je comprends tout à fait ta déception mais après tout il est peut-être vain de s'obstiner sur un terrain d'une pauvreté affligeante, il faudrait l'amender avec une grande quantité de bonne terre, et çà c'est une autre histoire vu que tu es en location... Mais garde espoir, l'avenir va peut-être t'apporter la bonne solution. Et puis pourquoi ne pas demander son avis à Stéphane Marie, il est assez génial !!... En attendant, je t'adresse des grosses bises pleines d'amitié, à bientôt, Shuki

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  28. Bonjour Aline, Comme je compatis avec toi, après avoir vu le Gard cet été et le jardin d'Elodie.
    La petite sécheresse de juin sur mon jardin m'a déjà bien déprimé. Alors j'imagine pour toi au quotidien et en plus entourée de cons ! Sauve toi vite de là, tu vas y laisser ta santé. Il doit bien y avoir des endroits plus fertiles près de chez toi. Ou sinon monte dans le Nord :-)
    Bon courage et plein de bisous d'en Haut
    Karine

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  29. Bonjour Aline, je comprends ton ras le bol d'arroser, d'arroser, d'arroser encore et encore et voir les végétaux se carboniser sur place malgré tout. Dans ma région, il n'y a également très peu de pluie (voire pas du tout), d'ailleurs l'automne est là et il ne pleut toujours pas (ah si, il bruine!). Le jardin est au regime sec. Il n'est d'ailleurs pas très beau à voir en fin de printemps et jusqu'à fin septembre. Il y a deux ans j'ai eu un ras le bol, comme toi. J'ai décidé de me passer totalement d'arrosage sauf les plantes annuelles. Bref, j'ai perdu pas mal de plantes mais curieusement pas tout! j'ai donc comblé les trous par des annuelles, ou des belles pierres et figure toi, que c'est plutôt pas mal. Et cette année, autre fléau de retour chaque année: la pyrale du buis. Et M....! Encore un truc qui a mis à mal mon jardin. Encore des trous dans les massifs, j'ai tout arraché!! Ma source d'inspiration pour mon jardin est maintenant de copier les coteaux du quercy; C'est joli, vide mais joli!
    J'espère que tu nous raconteras le changement de cap dans ton jardin car le sujet du jardinage sans eau est un sujet d'actualité. bon week end

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