vendredi 7 juillet 2017

Donne moi ta main

          Mieux que la plus belle histoire de princesse, mieux que la plus belle fête du monde, mieux que Noël : Aujourd'hui, pour ma Tornade, c'était le dernier jour de classe. Je l'ai accompagnée, tenant précieusement d'une main les cadeaux pour les maîtresses et de l'autre le cartable, aussi léger aujourd'hui que le cœur de sa petite propriétaire. Comme chaque jour, nous avons parcouru à pied les 800 mètres qui séparent notre maison de l'école. En chemin, comme chaque jour aussi, nous nous sommes arrêtées devant le portail du logis de la mascotte de ma fille : Perline, une jeune chienne trop mimi qu'on adore et c'est probablement réciproque si on en croit les fêtes et les pipis de joie dont elle nous inonde dès qu'elle nous voit. Après cet habituel échange senteur clébard, nous sommes arrivées devant la porte de l'école. Depuis lundi, le directeur, qui fait l'accueil tous les matins de l'année, est en mode détendu et c'est un plaisir de partager quelques mots, quelques blagues avec lui... Comme beaucoup d'enfants ont déjà déserté l'école cette semaine, ceux qui restent vivent des instants privilégiés avec les enseignants, les copines et copains. Ils se fabriquent là leurs plus beaux souvenirs d'école élémentaire, foi d'une ex-adoratrice des derniers jours d'école ! Ce matin, ma fille n'a pas eu un seul voile de tristesse ou d'inquiétude dans les yeux lorsqu'on s'est séparé avec le tradi-bisou-à-c't-aprèm-à-la-sortie ; son visage et son regard resplendissaient simplement de promesses de grandes vacances. Pendant mon retour à la maison, mes yeux à moi devaient refléter l'allégresse de ma grande Puce de bientôt 8 ans mais je peux pas vraiment vous le jurer car je ne chemine pas en faisant des selfies. Bien que n'en étant personnellement pas encore à mon dernier jour du reste du travail, arrivée à la maison, je me suis accordé un prélude aux vacances : j'ai siroté un café sur ma terrasse (preuve manifeste que je bois pas que du rosé, l'été !), j'ai sorti mon vieil APN en bout de course et j'ai "selfier" le jardin, promesse d'un été très chaud, très très très sec, parfumé et very peinard. 
les parasols paillote ont rendu l'âme...enfin...leurs franges et j'ai remplacé dans l'urgence par des parasols de plage à la sobre couleur taupe. C'est pas le meilleur choix mais je verrai plus tard pour un look plus classe (je dis aussi ça pour mes tenues vestimentaires)
Depuis longtemps, Michèle avait envie d'un bougainvillier. Elle a craqué mais l'a prudemment installé en pot parce qu'on n'est pas en climat Côte d'Azur et faudra le rentrer cet hiver.
Dans le nouveau massif sec : Venidium Arctotis qui palit de plus en plus sous les rayons ardents. Par contre, une fois bien installée, cette plante a une excellente résistance au sec. Faudra voir la résistance au froid...
ça, j'ai oubié le nom mais ça résiste aussi au sec et la couleur est tonique sous le soleil.

Un rosier miminiature, bouture de ma chère Caro qui a résisté à l'hiver (la bouture hein, pas Caro) et devrait résister à l'été si je soigne mes arrosages : Mélanie Foucart.
Cette année, j'ai arrêté de compter les fleurs de nénuphars : y en a continuellement depuis des semaines.
Heureusement que tout s'était généreusement développé au printemps car depuis quelques semaines c'est régime sec
Une des arches métal nouvellement installée commence à plaire à l'ipomée vivace qui s'enroule langoureusement à elle. Bon, elle souffre aussi du violent soleil et de la chaleur mais offre gentillement ses fleurs bleues quotidiennes. Derrière le miscanthus dont le port fontaine me plait bien, le Paulownia pousse doucettement pour son 1er printemps.
Un ami s'est débarrassé de cette ancienne machine à coudre. N'ayant ni la place ni l'envie de la mettre à l'intérieur, je m'en sers de tuteur au rosier The Fairy
 Mes Amies, mes Amis, je ne suis plus blogconnectée depuis quelques temps ; les priorités professionnelles sont passées par dessus tout. Tiens, d'ailleurs, faudra qu'un jour je vous raconte que mes chères collègues de la Sarthe m'ont offert la visite du sublime jardin d'atmosphère "Le Petit Bordeaux" avec le livre dédicacé de ses propriétaires s'il vous plait. Comme quoi, mon nouveau job me permet de conjuguer 2 passions : la radio et les jardins ! Pour tout vous expliquer, entre janvier et aujourd'hui, j'ai bossé dans l'Isère, en région parisienne, en Corse, en Bretagne, dans les Landes, en Sarthe...et j'ai toujours une tonne de travail quand je rentre chez moi. Bref, une vie professionnelle que j'adore pour son côté si riche en déplacements, découvertes et rencontres !
Vous comprendrez que je ne sais fichtre pas à quel moment je pourrai revenir par ici car ce rythme devrait durer. Je pense fort à vous toutes et tous. Prenez soin de vous, de vos jardins et passez un merveilleux été 2017. 
Je vous embrasse.
La jardinière en herbe et sa cloche qui a sonné

samedi 6 mai 2017

Motivée

  
Ah non hein, comptez pas sur moi pour vous proposer un billet politico/pas/rigolo aujourd'hui ! Le CSA l'interdit formellement ce week-end. Donc c'est pas cette fois que je vous expliquerai que le pen s'écrit en minuscules parce qu'on ne met des majuscules qu'aux noms PROPRES...
Et hop, je passe à mon sujet du jour, motivée.

    Sans rentrer dans les détails car ce serait laborieux à décrire, on ne peut pas dire que je sois une voisine très populaire aux yeux des habitants des 4 maisons qui encerclent mon jardin : Là où nous avons installé la piscine, la voisine a déclaré que nous manquions de respect. Là où j'ai mis la 1ère haie, j'ai surpris le voisin en train de jeter très rageusement chez moi tous les escargots qu'il trouvait chez lui. Là où j'ai posé les canisses et où il y a aussi le vieux tilleul, les voisins insinuent mesquinement que ce n'est pas « normal » de vouloir s'isoler des regards, pis que le tilleul est trop grand, qu'il perd ses feuilles, boit l'eau de leurs rosiers et de leurs iris (outch, ils me prennent pour une vraie débutante), que les bambous vont défoncer le muret de clôture (ça m'étonnerait : la fondation du mur fait barrière) et que les 20 cm de bouts de ronces que j'ai laissés, malheur à moi, parce que j'ai trouvé un hérisson installé dessous, les emmerdent et blabla et blabla. Pour résumer, je suis la locataire par qui le scandale arrive. Jusqu'ici, j'ai toujours fait la sourde oreille (au sens propre comme au figuré) et j'ai même continué sereinement mes plantations tout au long du mois de mars. J'étais très satisfaite de mes choix raisonnés avec plein de végétaux adaptés à mon climat sec ; j'avais entre autres ajouté un très grand laurier rose sur tige pour achever la haie du seul truc qui me dérange franchement dans le jardin : le vis à vis très important. Oui, je peux affirmer que je suis celle, dans notre maison, qui passe le plus de temps dans le jardin et croyez-moi, c'est souvent pesant de travailler en sentant le regard de X personnes sur leur balcon ou derrière leur fenêtre et/ou la présence si proche de 2 autres qu'une fine séparation de canisses n'éloignent que de façon infime. Bien sûr, ces vis à vis m'avaient sauté aux yeux lors de ma 1ère visite. Pourtant, j'étais certaine que j'arriverais à intimiser la parcelle en 4 ou 5 ans et que je pourrais me poser dans le jardin sans avoir un potentiel de tant de paires de mirettes qui balaieraient le paysage en même temps que moi. Je me suis gourée. Il y a 2 semaines, après une ultime remarque affligeante de bêtise d'un des voisins, je me suis inclinée. D'une part, mal à l'aise de me dire que j'avais perturbé le quotidien de tous ces gens âgés qui avaient pour habitude d'avoir une vue dégagée sur mon jardin dont j'ai tenté de les priver en 5 ans, j'ai réalisé que les étages de leurs maisons auront toujours, de toute façon, une vue plongeante chez moi. Bilan des courses, j'étais à 2 doigts de cesser d'essayer d'enrichir mon jardin et j'ai même failli arracher toutes mes plantations pour restituer la vue aux voisins tant j'étais dépitée par mon échec. Le jardinage est une activité pacifiste donc la guerre avec les voisins, très peu pour moi. Soit j'acceptais l'idée de vivre aux nez et aux barbes des voisins (hommes et femmes confondus) pendant le temps que je passerai encore ici et j'arrêtais toute tentative d'embellissement (donc sévère punition pour moi), soit je trouvais une solution pour profiter un peu du jardin avec une dose d'intimité. Passé les 1ères heures de lassitude et rancœur mêlées, j'ai choisi la seconde option.  J'ai tourné ça dans tous les sens et, tadaaaaa, j'ai eu une nouvelle idée : puisque le jardin se divise en 2 zones, une en graviers tout venant gris assez tristouille pour les voitures et l'autre, près des voisins, qui constitue le jardin d'agrément, si j'inversais le truc ? Transformer une grosse partie de la zone verte en parking et investir les abords directs de la maison avec des plantations hautes casserait ce fameux vis à vis plongeant et n'importunerait plus les voisins, non ? En plus, avec Michèle, ça fait plusieurs années qu'on se dit que nos voitures sont bien trop visibles dès l'arrivée et obstruent notre propre vue vers notre jardin. On avait trouvé une solution assez satisfaisante mais les véhicules restaient très visibles et recoupaient encore le jardin en 2.  
Ce projet de redistribution de l'espace pour plus de cohérence m'anime voire me réanime mais ça fait beaucoup de plantes à déplacer (et ce n'est plus vraiment la saison), la balançoire à recaser ailleurs, beaucoup de terre à bouger. Même pas peur ! Et à cette heure, je l'ai déjà fait en partie. Ah bé oui hein, quand on est vénère, ça décuple l'énergie. Une 2ème tranche devra cependant attendre l'automne car déplacer un abricotier et un cerisier maintenant, c'est leur crevage assuré. Voilà l'histoire ! J'ai saisi au vol de fin avril ma dernière chance de pouvoir poursuivre ma passion du jardinage dans une ambiance apaisée ! Allez avec les photos, ça sera plus clair…. j'espère :   
En 2011. J'arrivais. Je commençais maladroitement à planter des haies en espérant m'isoler des regards et atténuer les parcelles des voisins qui brouillaient la structure que je souhaitais mettre en œuvre.

hiver 2011/2012. Même en plantant les plus beaux spécimens du monde, si le regard file vers des éléments dissonants comme les récupérateurs d'eau volumineux des voisins, les fils d'étendage de chacun, les salons de jardin tout plastique année 80, le brise-vue vert etc., c'est un flop. Ce sont les aléas des maisons de ville, j'en suis très consciente mais que voulez-vous, je m'accroche parce que j'adore vivre à proximité de tout et j'aime mon logis, mon jardin et mes proprio donc j'ai envie de rester là ; pour vous dire à quel point ce contexte de vis à vis est prégnant,  aujourd'hui, lorsque des amis viennent pour la 1ère fois, ils ne remarquent pas forcément mes plantations puisque ce sont nos voitures qui sont visibles en priorité puis le regard fuit immanquablement vers la hauteur, soit les 4 maisons qui encerclent le jardin) et les impressions de mes potes, c'est plutôt : "dis-donc, y a un paquet de vis à vis ici. C'est pas trop gênant au quotidien ?" Ahem...
L'idée c'est donc d'enlever la balançoire et d'aller parquer nos voitures sur cette bande qui fait environ 11 mètres de large sur 25 de long. Ensuite, il faut garnir le massif blanc pas que blanc (qu'on voit juste devant la balançoire) d'arbres et arbustes à grand développement et persistants pour les 2/3.
Ici, j'ai donc déjà viré une grosse partie des massifs et de la déco bac/escabeau bois et ça donne....


...ça pour y accéder en voiture
C'est ici que nous stationnerons nos véhicules après que j'ai totalement dégagé l'espace (les fraises et l'abricotier seront déplacés en automne) et je ferai livrer du gravier après avoir posé un voile géotextile. Ainsi les voisins auront une vue dégagée...sur nos voitures mais ils ont l'air de préférer ça, question de culture... D'ailleurs, j'ai déjà essayé :



                 Quant à l'ancien espace parking, eh bien il va devenir jardin de plantes méditerranéennes et ouvrira la perspective vers le jardin vert. Bon, il y a beaucoup de remblai et même du bitume par endroit. Il faut donc l'attaquer au marteau piqueur avant de planter. Aucune plante n'est compatible avec pareil terrain. Siiiii, j'en suis sûre :  avec les mots clés "planter sur du bitume" sur mon moteur de recherche, je n'ai trouvé que des sites sur les accidents de la route ou le journal intime d'une ex-prostituée de la nationale 106. Donc aujourd'hui, c'est ..                                              ...déjà comme ça (vu depuis le nouvel emplacement de la balançoire, désormais à côté de la cabane) : On s'est même improvisé une petite terrasse repos avec des tapis outdoor, des chaises longues, un guéridon et une guirlande guinguette accrochée au Mélia. Mélia qui avait été planté à l'automne et que j'avais choisi pour faire de l'ombre aux voitures au plus fort de l'été...
Tiens, je sais pas si vous vous souvenez mais j'avais aussi fait des massifs "alerte rouge" avec des santolines (à droite du mûrier vers le fond). J'ai considérablement réduit l'un des 2 pour l'accès aux voitures et le tour est joué.
Le tilleul est un très bel écran pour nous. Mais c'est cet arbre qui chagrine le plus les voisins et je pense, hélas, qu'ils obligeront Michèle à le réduire tôt ou tard. Même si un arbre passe sous la règlementation "arbre déjà présent au moment de la division des parcelles et de la construction des pavillons" (ce tilleul doit avoir 70 ou 80 ans), quand ça fout la zizanie, faut pas insister.

Dans le massif blanc, j'ai rapatrié le laurier rose que je venais de planter dans la haie du fond quelques jours auparavant. J'ai également déplacé l'eucalyptus et j'ai ajouté des bouleaux pendula (plantés en bac pour gagner un peu de hauteur) parce qu'ils étaient assez grands et pas trop chers. Pour l'instant, ça ne masque pas vraiment mais ça floute un peu le vis à vis. J'ai aussi rajouté de jolis arbustes et ça je vous en parlerai une autre fois quand ça aura un peu pris du volume. Il me faut maintenant attendre l'automne pour étoffer tout ça avec d'autres persistants. Et à terme, nous ne verrons plus nos propres voitures et un peu moins les maisons voisines...
Toute cette histoire m'a "obligé" à agrandir les massifs existants. Déplacer des plantes à la fin avril était très risqué et ce n'est pas encore gagné mais pour l'instant, tout se porte bien. Faut dire que le temps a joué en ma faveur puisqu'il n'a fait ni trop chaud, ni trop sec.  Ici par exemple, j'ai installé des plantes à floraison jaune et ça fait un massif doré, pourpre et gris qui me plaît beaucoup.
    Au final, ce début de nouveau jardin me laisse pleine d'espoir et de motivation pour l'évolution de ma passion. Alors merci qui ? Merci à vous, les voisins ! Sans rancune hein ?!
Hey, mes amies et amis jardinautes, ça vous est arrivé à vous d'être confronté à un souci de voisinage à cause de votre jardin ? Arf, en même temps, il vaut mieux se frotter à ses voisins avec des ronces que se cogner une GROSSE CONNASSE (là, oui, les majuscules sont correctes) pendant 5 ans avec des bulletins de vote.

    Zou, c'est finito pour aujourd'hui ! Je viens pas souvent mais qu'est ce que je suis bavarde hein ?
J'espère passer chez vous pendant mon long week-end annoncé pluvieux.
Bien à vous !

La jardinière en herbe, voisine motivée

dimanche 2 avril 2017

En veux-tu ? haaan, vois là !

     
              Pour dissiper immédiatement tout malentendu concernant ma longue absence de l'univers blogosphérique, sachez que je ne faisais pas la gueule, que je n'étais pas dépressive et pas incarcérée pour insultes à enflures d'extrême-droite. Non, j'ai tout simplement changé de TAF (Travail A Faire). Et dire que cette nouvelle activité m'occupe copieusement est un moindre bien. Donc, inutile de maintenir le suspense plus longtemps car vous l'avez déjà compris : je ne suis pas la nouvelle attachée parlementaire du fillon ou de la pen. 
    Les seules récré que je me suis autorisées dans cet océan de boulot-nouveau-pas-dodo, ben c'était dans le jardin. 
Histoire de vous présenter mes plus plates excuses pour mes silences excusables, ce soir je vous sers le plein de photos. Et ce plein là confirme que le jardin était plus que jamais magnifique au mois de mars. 

Akebia cream form installée au printemps 2015 a hésité plus d'un an avant de démarrer mais là c'est fait : elle est énorme et garnit bien le mur nord de la maison (je vous montrerai l'ensemble une autre fois)

Sa copine Quinata installée à l'automne 2016 ne fait pas sa chichiteuse pendant 2 plombes et offre déjà ses 1ères fleurs.

2 ans que j'en rêvais après que mon pote de radio Daniel Lys en avait fait un portrait parfait dans l'une de nos émissions : Exochorda "The bride" a rejoint un coin près du bassin où il est censé prendre le relais sur des lauriers tin atteints (i z'étaitent prédestinés que voulez vous) par la saloperie de chrysomèle de la viorne -incroyable ce que les lauriers tin sont moches avec leurs feuilles toutes séchées et percées par ce parasite-.  Je ne veux pas traiter à l'insecticide violent et mes interventions au soin bio, ben... je les ai faites trop tard. Je confie donc au petit exochorda, la lourde responsabilité de pousser, pousser, pousser jusqu'à remplacer ces pauv' lauriers.

Cet hiver a été plus rigoureux que les 4 précédents et j'ai perdu mes Félicia et une Alyogyne huegelii. J'ai remplacé par...d'autres Felicia que j'adore et un Pittosporum Tenuifollium Purpureum. 
Le massif sec se porte à merveille en cette fin mars. D'ailleurs, je le trouve beau tout le temps par tous les temps. Le petit phlox subulé mauve est couvert de fleurs et les népétas ont été les preum's à fleurir. Cette année, j'ai prévu de me focaliser uniquement sur les végétaux de terrain sec pour la majeure partie du jardin. (sorry pour toutes les photos de ce billet où j'ai voulu faire style "je mets un contour trop classe en dégradé de noir" ; mes mumuses au logiciel libre sont pas jolies jolies) 
Lorsque je l'ai acheté il y a 2 ans, je pensais qu'il était mal en point mais son port sur tige m'avait emballée. Je l'ai protégé avec du voile d'hivernage pour son 1er hiver 2015 où finalement il n'avait pas fait froid. Je ne l'ai pas protégé pour son 2ème hiver 2016, plus rigoureux, et coup de bol, il n'est pas rétamé par le gel : Retama monosperma.
C'est bien la 1ère fois que les cotonéasters gardent des baies jusqu'en mars. Je m'inquiète : y aurait-il moins d'oiseaux ? 
Et qui travaille trop beaucoup, s'autorécompense : vui, je me suis offert le Prunus Kojo-No-Mai qui me faisait tant envie à cause de vous toutes et tous. Il restera en pot et à portée de ma main pour les arrosages (cette photo date de la mi-mars et le pot a déjà déménagé d'ici pour céder la place à l'exochorda)
Cette année, je suis toujours fashion victim et j'aime les teintes terracotta ; vu que le gel m'a fait paumer tous mes Osteopermum cet hiver, j'ai renouvelé-actualisé car j'adore ces plantes.

La sauge ananas qui était dans cette bassine a pris aussi son shoot de gel alors j'ai fait un nouvel habillage avec santoline verte, sedum aubergine, petit sedum tricolore et basilic pourpre 

Trop d'la balle : pour les coins ombragés, j'ai enfin trouvé des bugles rampants panachés !

J'ai un problème avec les Vinca major qui colonisent tout le massif lavande mais cette variété mini "atropurpurea" du massif bassin couvre le sol gracieusement. 
Ces anémones des bois colonisent aussi beaucoup mais quelle lumière près du bassin depuis 1 mois !
Dans les espaces secs, j'ai choisi d'installer des Phillyrea angustifolia. Ok, leur croissance est lente mais leur persistance,  leur résistance au sec doublée d'une rusticité à -15° et leur côté "mes feuilles ressemblent à celles d'un olivier" m'ont ralliée à leur cause (à effet ? on verra dans 2 ou 3 ans) ; ils se taillent ou se laissent libres. Ce sont des perles pour jardiniers du sec. 



Séquence émotion : Nos 1ères fleurs de pommier Reinette. 

J'ai resigné une convention annuelle avec les bacs et les ai garnis de santolines vertes et grises, de curry, de serpolet, d'estragon. Faut juste que je fignole tout autour avec mon coupe-bordure.

La glycine débutante, l'herbe trop haute, la 1ère rose de Sanguineum sonnent le début des festivités printanières : je revis.

Peu à peu, je double la haie de thuyas trop monochrome, monotone pour une non monomaniaque. Yep, je ne suis pas fan des haies de conifères. Or ici, cette haie a l'avantage de nous séparer de la rue très passante et j'en suis bien aise. Il n'empêche que la faire un peu oublier avec des sujets plus joyeux me trottait déjà depuis l'an dernier. En respectant une distance de 1,50 ou 2 de ces thuyas, je commence à planter des arbustes à floraison printanière. Là, je vous montre un Malus Coccinella et j'ai aussi mis un Viburnum Bodnantense, 2 amélanchiers, 1 buddleia récup' + 1 lilas de M'sieur Henri et...je poursuivrai cet automne car le délai de plantations de printemps est dépassé pour moi : Pas envie de voir tout crever dès le mois de juin et ses 1ères sécheresses. 
Vos messages perso pour avoir pris de mes news pendant mon silence prolongé me sont allés droit au coeur Je vous dédie ces baies si love du Lonicera fragrantissima (attention aux pitchouns, ces baies sont jolies mais toxiques)
Et c'est sur cette image affectueuse que se termine ce premier billet du reste du printemps !
Je suis très heureuse de refaire une apparition par ici et j'espère que le boulot me laissera le temps de repasser avant l'été. Ah bé oui, quand je vous dis que je bosse beaucoup, c'est pire que ça...
Allez, si je n'ai pas pu avoir le temps de vous souhaiter une belle année 2017, c'est bien sincèrement qu'aujourd'hui je vous souhaite un printemps 2017 absolument sublime ! 
Très amicalement.

La jardinière en herbe, working girl

lundi 14 novembre 2016

Quinquennat

Mes chers compatriotes, 

Il y a quelques mois, j'avais canardé
voire trumpetté (c'est par ICI) le mauvais goût capillaire et le psychisme ultra inquiétant d'un type américain imbuvable (et quand je dis ça, c'est que c'est vraiment une sale piquette). C'était ma façon à moi de faire une campagne anti… Ben faut croire que soit je n'ai que 55,9 millions de petits lecteurs aux States, soit la traduction google n'est pas très très au point.
En terme de goût capillaire douteux et de psychisme flippant, en France aussi on est garni. Mais j'ai les doigts gourds et je ne vais pas vous refaire le coup de la séance reloukingue … Si ? Bon, d'accord ! mais c'est vraiment parce que vous insistez. Je n'en mets que trois sinon je serai trop malade (là, j'ai vomi 3 fois). 


Petit Quizz. Chaque portrait à son nom : la conn', la brute et le truand qu'il faut replacer dans l'ordre. Vous avez trouvé ? 
Mais venons-en à des faits vraiment excitants : le bilan de mon propre quinquennat au jardin et sa reconduction. Je voulais rester dans le thème politico-je-vous-en-mets-plein-la-vue et vous offrir une signature Ana phore du style "moi, jardinière d'Occitanie, je ferai ci, je ferai ça, patati et patata" puis j'ai renoncé ; pour de simples raisons de crise de flemme aigue. Enfin... je n'ai gardé que les best.

         Moi jardinière du Languedoc Roussillon d'Occitanie, je ne serai pas la chef de la majorité des plantes, je ne recevrai pas les parlements terre de la majorité dans mon jardin passqu'ils parlent...trop fort :

Bah oui, j'aime observer la sérénité de l'automne en solitaire
       Moi jardinière d'Occitanie, je ne traiterai pas mon Premier Homo Idealus de "collaborateur". Je dirai juste « Chèèèriiii, laboure moi donc ce coin et qu'ça saute » :
pas de photo ; c'est private

        Moi jardinière d'Occitanie, je n'aurai pas la prétention de nommer...correctement tous les végétaux car c'est largement au dessus de mes compétences :
Parmi les nombreuses nouveautés de cet automne où j'ai misé sur les 2 saisons qui vont le mieux au jardin (printemps et automne), il y a de gauche à droite :
photo 1 : Akebia quinata (j'avais la variété cream form et il me fallait l'autre)
Photo 2 : des agapanthes blanches et euphorbes Blackbird.
Photo 3 : 3 variétés d'aster : Blue star, Chloe en photo (repéré grâce à ma cop's Karine - son blog c'est ICI), trop craquant avec son coeur qui devient framboise et Laevis Calliope (réputé envahissant mais je veux bien voir ça)
Photo 4 : plein de sédum dont ce Jose Aubergine déjà plein de pousses et aussi (pas en photos) Chocolate, orange Xenox et d'autres dont je n'ai déjà plus les noms.
Puis aussi une autre réputée un peu envahissante aussi : Macleaya microcarpa Kelway's Coral Plume
ça serait trop long de vous montrer ce soir les nouveautés encore nombreuses donc je détaillerai tout ça pendant les longs billets d'hiver. 


         Moi jardinière d'Occitanie, je ferai en sorte que mon comportement soit en chaque instant exemplaire : lampées de rosé du 1er juin au 1er septembre virant au rouge du 2 septembre au 31 mai :
Pas de photo : c'est pas jojo à voir

       Moi jardinière d'Occitanie, je constituerai un gouvernement jardinier qui sera paritaire, autant de femmes que d'hommes : Michèle, Henri, L'Homme et moi, le compte y est :
J'ai une veine énorme de jardiner avec 8 mains !
Novembre 2016 : Ensemble, c'est tout !

         Moi jardinière d'Occitanie, je ferai en sorte que les partenaires Sociaux puissent être considérés aussi bien par les organisations professionnelles, que les syndicats, et que nous puissions avoir régulièrement une discussion pour savoir ce qui relève de "l'aloi" (bon, ok), ce qui relève de la négociation : allo, allo, Fasbouktouit ? C'est blogo, ça va ? Okay, je te like je te touite :

- Pour mon plus grand bonheur, Ma chère Caro du blog Le Jardin de Lys a encore partagé un morceau de son jardin avec moi :
Caro a vu que je cherchais le rosier Ghislaine de Féligonde rose ; elle m'a envoyé des boutures d'un rosier ressemblant : Mélanie Foucart. Je croise les doigts très fort pour que ces bébés prennent racine chez moi.
- Une association remarquable par chez moi : Les Dimanches Verts. L'édition spéciale 30 ans des "journées de l'arbre, de la plante et du fruit" aura lieu les 26 et 27 novembre à St Jean du Gard : 7000 visiteurs sont attendus (dont mon complice radio-jardinier Daniel Lys et moi)

       
        Moi
jardinière d'Occitanie, j'engagerai de grands débats, on a évoqué ci-dessus celui de l'énergie jardinière et il est légitime qu'il puisse y avoir sur ces questions-là de grands débats et soutiens bloguiens :

      Ma cop's Brindille, que vous connaissez bien (son blog est ) ne fait pas que jardiner. Elle réalise aussi des bijoux en "chemin de vie" véritable ; allez donc aimer sa page et choisir Votre bijou rien qu'à vous : 

   Moi jardinière d'Occitanie, j'introduirai la représentation proportionnelle pour les élections végètlatives car je pense qu'il est bon que l'ensemble des sensibilités botaniques soient représentées :

Lorsque je suis arrivée en 2011, l'espace comptait une cinquantaine de variétés de végétaux, arbres compris. Aujourd'hui, j'en ai compté 500 (sans compter celles qui ont crevé). Une belle assemblée végétale pour aller dans le sens de biodiversité. Photo prise le 13 novembre.

         Moi jardinière d 'Occitanie, « j'essaierai d'avoir de la hauteur de vue, pour fixer les grandes orientations, les grandes impulsions, mais en même temps je ne m'occuperai pas de tout, et j'aurai toujours le souci de la proximité avec les plantes. (photos prises depuis l'étage de Michèle et Henri) :
novembre 2011. Mes toutes 1ères réalisations : je veux planquer la vue vers chez les voisins alors je plante des grands bambous ; mais c'est un exercice très difficile de planquer le vis à vis lorsqu'il s'agit de 2 blocs de 2 maisons à étage. Ici, le bloc partiellement caché l'été par le tilleul
Novembre 2016 : Les bambous et les eucaplyptus feront leur oeuvre dans 5 ans, pour un écran hiver comme été

Novembre 2011 : à la perpendiculaire, 1 autre bloc mais 1 quinquennat de plus sera là aussi nécessaire pour un meilleur résultat. C'est pas grave, j'ai appris la patience.
novembre 2016

En octobre 2014, y avait du monde au balcon 

En novembre 2016, aussi !


En octobre 2014, je venais de terminer le bassin

En novembre 2016, je ne regrette rien.


Au terme de ce 1er quinquennat, c'est avec beaucoup de joie, d'optimisme, d'énergie et sans sondage que je fais campagne pour signer un second mandat. Et pour ces 5 prochaines années, le programme est simplifié :

           Moi jardinière d'Occitanie, je veux des fleurs, des feuilles, du bois, des abeilles, des couleurs, du rouge, du rosé bien frais, du rire et la paix pour tous...


Allez, je vous laisse car cette nuit, je vais demander à la lune...géante de sauver le bon goût dans l'hexagone !

Allez, je vous laisse car cette nuit je vais demander à la lune...géante de sauver le bon goût dans l'hexagone !

Allez, je vous laisse car cette nuit, je vais demander à la lune...géante de sauver le bon goût dans l'hexagone !

Allez, je vous laisse car cette nuit, je vais demander à la lune...géante de sauver le bon goût dans l'hexagone !


??? C'est étonnant : mon ordi se met aussi à anafoirer. 

Prenez soin de vous et de vos cultures ; on en a bien besoin. 


La jardinière en herbe requinquée