mardi 20 septembre 2016

Hominidés

 
  Bien longtemps après l'Homo Erectus, est apparu l'Homo Idealus, autrement dit l'homme qui a de la suite dans les idées. 
Dans la maison que j'occupe, il y a 2 Homo Idealus  (naaan, je suis pas polyghomme) :  L'Homme de Michèle que nous appellerons Henri pour préserver son anonymat et mon Homme à moi que nous appellerons L'Homme pour le préserver de l'hystérie gynérale que va déclencher la série de photos ci-secundo. Quoi de plus naturel que de rendre hommage aujourd'hui à ces 2 illustres Homo Idealus sur toute la planète Internet ? (Comment ça ? vous me trouvez mégalo?). 
            Primo :
Si le jardin est resté beau cet été malgré la sécheresse cuisante, c'est grâce à l'attention et au sacré flair jardinier de M'sieur Henri qui a bichonné d'abreuvages, intelligemment dosés, chaque parcelle des massifs durant toute la saison chaude. Outre le fait qu'il m'a énormément soulagée de la corvée rérérérérérérérérérérépétitive d'arrosages, la patience, les soins et les levers matinaux d'Henri ont tout bonnement sauvé 98 % des plantes d'un crevage certain. Pour les 2 % restants, ni lui, ni personne n'auraient pu lutter contre le serial killer Soleil formellement identifié et reconnu coupable de végétalicide sur une clématite Frekles et sur les dalhias. Fort heureusement, ce criminel soleil a été arrêté le 14 septembre par la patrouille de la pluie après une traque sans merci.
Enfin...si ! y a des mercis immenses ; ils sont tous pour HENRI !
Les preuves de son épreuve : 

Contrairement à l'été 2015 où le jardin avait salement souffert, les massifs 2016 sont restés plus verts, plus costauds.
Henri a veillé quotidiennement sur les plantes récemment plantées et ça a marché : cette extension de massif pourtant exposé en plein cagnard toute la journée a super bien résisté. 
Ce petit Kalimeris Blue Star a fleuri sans arrêt de juin à début septembre !


Croyez-moi, dans ma région, peu de jardins montrent des feuilles dressées et des fleurs en plein été...
...ben chez nous, tout a continué à bien pousser (sauf l'herbe qui a salement jauni et ne peut plus mettre en valeur tous les massifs)
En août : la mousse est sèche certes (répétez très vite), la pyrale ravage des buis certes aussi mais tout le reste va bien
En septembre.
Tiens, au passage, message pour Shuki : "maintenant, je fais comme toi et garde les grandes tiges d'agapanthes défleuries : j'adore ! Merci pour l'idée Shuki." 
Tout l'été aussi, les Convolvulus mauritanicus ont produit chaque jour leurs si jolies fleurs mauves
Les Plumbago capensis ont commencé leur floraison à la mi-août seulement mais ne s'arrêtent plus depuis
Pour les remontées de roses, ici c'est un peu la descente aux enfers sauf pour Blush Noisette qui revient timidement.
Toutes les plantes se sont bien plus développées qu'en 2015
Au printemps 2015, j'avais mis une vanille d'eau dans le micro bassin parce qu'il est en situation ombragée et que cette vanille n'aime pas trop le soleil. Hélas, dès qu'une feuille apparaissait, elle était aussitôt mangée par les escargots. J'ai donc pris le risque de déménager cette vanille en plein mois de juillet dans le petit bassin exposé au soleil et...youpi, y a enfin des fleurs (juste 2 mais je suis d'un naturel enthousiaste) !
Parmi les plantes qui te permettent de rester digne quand tu jardines dans le sud, il y a les succulentes. Chez moi, il y a bien sûr les Sedum qui tirent super bien leur épingle du jeu et il y a aussi cette Echeveria (je crois) plantée en 2015 en pleine terre. 1ère fois qu'elle fleurit ; sur le thème de St Jean de Beauregard septembre 2016 s'il vous plaît (dommage, j'y serai pas)

            Secundo : 
Le garage de mon logis étant plein comme un œuf, il fallait trier et faire du grand ménage mais même avec ce déploiement de faits exceptionnels (je vous ai jamais raconté à quel point j'ai horreur du ménage de printemps, d'été, d'automne, d'hiver etc. ?), il restait toujours aussi œuf ; inutile de vous préciser qu'en dehors de la voiture de Barbie-part-en-week-end, aucun véhicule ne peut pénétrer dans ce bordel. Comme vous le savez déjà, L'Homme a un quota d'idées par an  (si vous voulez voir son quota 2014, c'est ICI, 2015 par là...euh...ah bé non, c'était une année sabbatique ou pas publiée dans ces pages) ; 2016 fut la piscine en avril et  ; pour sa session septembre 2016, il s'est distingué avec l'achat d'un abri de jardin métallique de 6m2 utiles pour désencombrer le garage. Un choix pas spécialement esthétique mais relativement bon marché, pratique et facile ; quoique le terme facile ne soit pas le plus approprié. Commandée sur une bourrique boutique en ligne (Oogarden pour ne pas la nommer), cette grande bâtisse ferraille en kit est arrivée en temps et en heure ; jusqu'ici tout allait bien. L'Homme avait posé un congé en prévision du montage qui nécessite, selon la fiche technique, 1 journée à deux. Mais L'Homme est fort et se réserve ce merdier à lui tout seul. Le hic, c'est qu'après avoir fait l'inventaire du contenu du colis (1 carton de 14cm d'épaisseur sur 1m60 de long et je sais plus combien de large), Mon Sieur se rend compte qu'il manque UNE pièce maîtresse sur les 172000 environ – kit : nom masculin invariable parce qu'il fallait bien trouver un mot très court pour décrire un cauchemar interminable - Et cette pièce manquante, c'est la base même de l'abri. J'envoie un mail immédiatement au SAV du site : 1 semaine après, je n'ai toujours pas de réponse. Vous dire que nous sommes franchement mécontents reste très poli. Ces inconscients m'ont envoyé depuis la classique demande des vendeurs en ligne :"Vous avez récemment effectué un achat sur www.oogarden.con. Votre avis sur cette commande est précieux. Donnez votre avis dès maintenant. 1 minute suffit !". Eh bien, même en tapant à deux doigts sur le clavier, j'ai mis 1 seule seconde pour écrire "NUL" - nul : nom ou adjectif qui s'accorde en genre et en nombre avec Gros, parce qu'il fallait bien trouver un mot très court pour désigner un grand groupe d'incompétents - Heureusement que My Homme sait faire pour trouver une solution de substitution à cette mésaventure : il a improvisé un socle impeccable et a pu se lancer dans le montage. 
Les preuves de sa rude épreuve :

D'abord, L'Homme s'échauffe : il faut déplacer ces 2 stères de bois parce que l'abri va être là, contre la façade nord de la maison
Même s'il a  l'habitude de monter des trucs chiants (je parle pas de moi), il a bien galéré avec ces tôles.
Contre la façade, vous apercevez les treillages sur lesquels l'Akebia quinata Cream Form a grimpé en quelques jours ; des lianes de plus de 3 mètres sur la saison.
Allez, plus que le toit et les portes et les étagères et l'électricité et le rangement et les plantations autour...et ça sera fini. Vous avez vu ? on a choisi un modèle avec bûcher pour 2 stères et la teinte gris anthracite nous plaisait plus que les modèles verts proposés plus couramment.
Rhôôô, il commence enfin à ressembler à quelque chose...cet abri. 
Mais...mais...mais...horreur !!! Le pauvre Homme n'en peut plus et s'effondre !!! Vite, un petit remontant (et vous voyez clairement que c'était pas des tablettes de chocolat) et ça repart.
L'Homme Idéal est arrivé au terme de sa mission. Bravo Le Chèri !!!
Pour plus de cohérence vu la proximité de la cabane de Tornade, L'Homme posera sur le toit de l'abri le même revêtement écorces que celui de la cabane
J'ai repeint les montants de l'abri, initialement beige-ni-tu-ni-vous, avec la peinture gris vert de la cabane. C'est côôrdônnè !


Tout ça pour dire qu'avoir des Homo Idealus dans sa parcelle, c'est IDEAL pour une jardinière en herbe.

MERCI LES MEN ! Z'ETES PARFAITS, CHANGEZ RIEN.

Et à ce moment précis, vous, chères lectrices et chers lecteurs, vous vous demandez :
"Mais elle ? qu'est-ce qu'elle a foutu la jardinière pendant tout l'été, hein ?"

Je m'attendais à votre question et vous réponds du tac au tac :
"Rien, car il ne faut jamais taper l'incruste dans le travail d'un Homo Idealus : ça l'emmerde !"
Conclusion : j'adore être une emmerdeuse, ça me repose. 


La jardinière en herbe, femmerdeuse

P.S. : prochain billet : le bal des plantations est ouvert. 

jeudi 18 août 2016

Le bout du bout ?

 Comment allez-vous depuis tout ce temps ? Moi, pas mal du tout. Déjà un peu nostalgique de mes congés annuels qui s'achèveront dans quelques jours : J'ai passé de magnifiques vacances dans une chaude ambiance. En effet, nous sommes partis quelques jours à l'hôtel restaurant "Le Moulin de la Pipe" situé dans les gorges profondes de l'Ombèze...ou l'Omblèze (il m'arrive de me faire des nœuds dans les noms) du côté du vert corps euh....Vercors.
Entre plaisirs de bouche grâce aux spécialités locales nombreuses et variées et découvertes de jolis sites tels que (entre autres) : "Le Trou qui souffle" (bah oui, faut bien faire des pauses des fois) ou "le Jardin Zen d'Erik Borja" , nous avons bien profité de cette parenthèse glande +++++.
Au programme, juste avant de passer à table (je précise que Max n'est pas un saisonnier.)...
...Laquelle table est en accord parfait avec l'endroit 
La clé de la chambre aussi...

...Une belle pipe bien taillée dans le bois
Un hôtel restau au décor broc' trop chou où tout est pensé pour que vous soyez toujours à l'aise Blaise. Une adresse que je vous recommande chaudement pour des périodes où le quotidien vous pèsera et que vous souhaiterez le bousculer un peu.
Sans compter qu'à 2 bornes du Moulin, vous avez une petite rando à faire pour découvrir la sublime chute de la Druise (72 mètres). 
Nous avons été subjugués par le beauté du jardin Zen d'Erik Borja. Si vous voulez de vraies belles photos, allez directement sur le site, c'est plus sûr : vous comprendrez mieux les 5 jardins en un.
Oh my god, il y a 3 plans d'eau extraordinaires dont celui-ci !
Tout l'art de la taille...

Erik Borja a ouvert son jardin à l'artiste Paca Sanchez pour une oeuvre dans son oeuvre :
« Calligraphie poétique du végétal. » (visible jusqu'au 31 août)

Je serais restée des heures à contempler ce Sophora pleurer.
          Sinon, cet été je me suis aussi interrogée sur l'intérêt de poursuivre ce blog puisque j'arrive au bout (ah ben oui, c'est la thématique du jour) des aménagements principaux du jardin et que je vous sers toujours les mêmes vues d'ensemble. Si on ajoute que mes progrès en art de la photographie laissent définitivement à désirer malgré 3 ans de pratique régulière, l'idée de stopper le massacre m'a effleurée à plusieurs reprises.
Or, aujourd'hui, en ce troisième anniversaire de Jardine et ris, j'ai finalement opté pour la poursuite...encore un peu. Ne serait-ce que pour ne pas perdre le contact avec vous toutes et tous qui participez directement ou indirectement à mes aventures jardinières. Oui, il me reste encore tant à apprendre et ces pages me lient à vous pour ce développement durable. Immense merci !
Bien à vous mes chères et chers amis-jardinautes !

La Jardinière en herbe en sus

samedi 18 juin 2016

Ne jamais se moquer du physique d'autrui...


...oui mais pour une fois, je vais faire une entorse à mes principes : quand une tête me revient pas (j'éprouve ça quand la mocheté de l'intérieur transpire jusqu'aux cheveux), je fais des simulations de relookingues extrêmes pour me défouler (comme quand j'étais gosse et que je grimais les ganaches des 1ères pages télé7jours de ma grand mère). Aujourd'hui, , je suis sûre que vous l'aviez déjà deviné grâce à l'indice "cheveux", je coupe, je taille sur le cas de trump :  
trump pète dès Jéricho parce qu'il souffre certainement d'aérophagie
là, ça aurait pu passer mais l'entretien des racines s'annonçant compliqué, son sourire trumpeur s'est effacé aussitôt.
 Ffffuck, qu'il a dit ! cette idée-là lui plaît pas non plus. En même temps, des cheveux d'anges sur un diable, c'est vrai que c'est de mauvais goût.
Mmmmm, nan ; toujours pas ; la verveine le calme pas.

Aaah voilà, j'ai trouvé la formule qui lui sied le mieux : un gros étrump sur sa grosse tête
Si, dans les prochaines semaines, vous vous apercevez que je suis absente de la blogo, c'est que les services de Donald, le rirififiloulou crew, m'auront gaulée. En attendant, qu'est-ce qu'on a envie de crier à trump, hein ? trump, nous te crions : "les grosses truies t'emmerdent  !!!!!".

Magnifique transition pour vous parler maintenant de Teucrium : 
1ère année au jardin pour ces deux pieds de teucrium hircanicum ; je les adore et je vais tenter la multiplication par bouturage.
Teucrium ackermanii : il supporte le soleil, le sec, le froid, la terre pauvre...bref, parfait ici.
Teucrium flavum a pris une allure dégingandée. Dès la fin de sa floraison (discrète), je le reformerai par une taille (facile)
Voilà sa fleur. De nombreux descriptifs la disent inintéressante mais moi je l'aime bien.
Installé au printemps 2015, ce Teucrium fructicans (trés très très répandu dans ma région) a terminé sa floraison mauve ; j'apprécie son joli feuillage gris et sa facilité de culture même si, honte à moi, j'en ai fait crever un à mes débuts dans ce jardin.
Zou, l'a fini de crier, Aline ; maintenant, quelques vues de fleurs, de trucs bizarres et d'ensemble :

Michèle a déniché des sièges tonneaux aux puces et les a habillés de toile à matelas ; j'ai ajouté des palettes lasurées en guise de table basse. Message perso : "Michèle, il a plu cette nuit et j'ai mis les coussins de ton bain de soleil à sécher. En attendant, j'ai jeté dessus ce tissu vintage et un autre coussin pour la photo ; ça fait méridienne de princesse". Allez hop, un espace repos-apéros de plus au jardin (situé tout à fait à l'opposé de la piscine histoire de varier les plaisirs)
Plantée en avril dans un grand bac en bois, la clématite viticella Polish Spirit me plaît énormément.
Cuphea viscosissima de ma cop's Maryse du si beau blog "Au gré du jardin" 
Toujours grâce à Maryse pour ma plus grande joie : J'AI une centaurée Black ball. Je vais soigneusement récolter les graines de cette annuelle.
Un arbre à perruque Royal Purple que j'aurais pu proposer à trump mais i peut s'brosser. 
Oh ma god, la lavatère, rabattue très sévèrement en automne dernier, a triplé en volume et en fleurs par rapport à l'an dernier. Faut en profiter : ce n'est pas une plante qui vit très longtemps...
Entre oranges, elles se comprennent : c'est tonique 
 Chapitre étrangetés et/ou parasites : 
ça pourrait être le coeur de trump mais en fait ça s'appelle coeur de sorcière ou Clathrus ruber ; un champignon bien rouge (non toxique mais non comestible) qui se développe dans les copeaux de bois. 
J'en ai trouvé 2 ce matin

Autre étrangeté : l'Orobanche est une plante parasite (saleté) sans chlorophylle. Faut essayer de la dégager et ne surtout pas la mettre au compost.  Elle pique tous les nutriments de la plante au pied de laquelle elle s'installe et la fait mourir. La poisse.
Dernière merde : La chrysomèle de la viorne, un coléoptère, est un prédateur dont larves comme adultes dévorent les feuilles en juin, ne laissant que les nervures. Je vais tenter le savon noir et un binage du sol qui exposera les milliers de larves à leurs prédateurs : coccinelles, punaises etc. Au printemps prochain, je taillerai et appliquerai une huile horticole bio. Ce qui m'embête le plus, c'est qu'il y a beaucoup de lauriers tin ici.
Pour terminer, des trucs moins dégueu :
Mes petits matins bleus...
Conclusion, un jardin est le reflet du monde : y a des gentils mais aussi des gros cons de parasites.
Sur ces paroles délicates et subtiles, je vous adresse toute mon amitié et vous dis "à très bientôt... j'espère !".

P.S. : j'ai un peu honte de n'avoir pas encore pris le temps le temps de répondre à tous vos commentaires sur le précédent billet (la vie m'occupe beaucoup) mais sachez que je lis toujours toutes vos remarques avec grand intérêt et très grand plaisir !
La Jardinière en herbe mi-tigée