dimanche 2 avril 2017

En veux-tu ? haaan, vois là !

     
              Pour dissiper immédiatement tout malentendu concernant ma longue absence de l'univers blogosphérique, sachez que je ne faisais pas la gueule, que je n'étais pas dépressive et pas incarcérée pour insultes à enflures d'extrême-droite. Non, j'ai tout simplement changé de TAF (Travail A Faire). Et dire que cette nouvelle activité m'occupe copieusement est un moindre bien. Donc, inutile de maintenir le suspense plus longtemps car vous l'avez déjà compris : je ne suis pas la nouvelle attachée parlementaire du fillon ou de la pen. 
    Les seules récré que je me suis autorisées dans cet océan de boulot-nouveau-pas-dodo, ben c'était dans le jardin. 
Histoire de vous présenter mes plus plates excuses pour mes silences excusables, ce soir je vous sers le plein de photos. Et ce plein là confirme que le jardin était plus que jamais magnifique au mois de mars. 

Akebia cream form installée au printemps 2015 a hésité plus d'un an avant de démarrer mais là c'est fait : elle est énorme et garnit bien le mur nord de la maison (je vous montrerai l'ensemble une autre fois)

Sa copine Quinata installée à l'automne 2016 ne fait pas sa chichiteuse pendant 2 plombes et offre déjà ses 1ères fleurs.

2 ans que j'en rêvais après que mon pote de radio Daniel Lys en avait fait un portrait parfait dans l'une de nos émissions : Exochorda "The bride" a rejoint un coin près du bassin où il est censé prendre le relais sur des lauriers tin atteints (i z'étaitent prédestinés que voulez vous) par la saloperie de chrysomèle de la viorne -incroyable ce que les lauriers tin sont moches avec leurs feuilles toutes séchées et percées par ce parasite-.  Je ne veux pas traiter à l'insecticide violent et mes interventions au soin bio, ben... je les ai faites trop tard. Je confie donc au petit exochorda, la lourde responsabilité de pousser, pousser, pousser jusqu'à remplacer ces pauv' lauriers.

Cet hiver a été plus rigoureux que les 4 précédents et j'ai perdu mes Félicia et une Alyogyne huegelii. J'ai remplacé par...d'autres Felicia que j'adore et un Pittosporum Tenuifollium Purpureum. 
Le massif sec se porte à merveille en cette fin mars. D'ailleurs, je le trouve beau tout le temps par tous les temps. Le petit phlox subulé mauve est couvert de fleurs et les népétas ont été les preum's à fleurir. Cette année, j'ai prévu de me focaliser uniquement sur les végétaux de terrain sec pour la majeure partie du jardin. (sorry pour toutes les photos de ce billet où j'ai voulu faire style "je mets un contour trop classe en dégradé de noir" ; mes mumuses au logiciel libre sont pas jolies jolies) 
Lorsque je l'ai acheté il y a 2 ans, je pensais qu'il était mal en point mais son port sur tige m'avait emballée. Je l'ai protégé avec du voile d'hivernage pour son 1er hiver 2015 où finalement il n'avait pas fait froid. Je ne l'ai pas protégé pour son 2ème hiver 2016, plus rigoureux, et coup de bol, il n'est pas rétamé par le gel : Retama monosperma.
C'est bien la 1ère fois que les cotonéasters gardent des baies jusqu'en mars. Je m'inquiète : y aurait-il moins d'oiseaux ? 
Et qui travaille trop beaucoup, s'autorécompense : vui, je me suis offert le Prunus Kojo-No-Mai qui me faisait tant envie à cause de vous toutes et tous. Il restera en pot et à portée de ma main pour les arrosages (cette photo date de la mi-mars et le pot a déjà déménagé d'ici pour céder la place à l'exochorda)
Cette année, je suis toujours fashion victim et j'aime les teintes terracotta ; vu que le gel m'a fait paumer tous mes Osteopermum cet hiver, j'ai renouvelé-actualisé car j'adore ces plantes.

La sauge ananas qui était dans cette bassine a pris aussi son shoot de gel alors j'ai fait un nouvel habillage avec santoline verte, sedum aubergine, petit sedum tricolore et basilic pourpre 

Trop d'la balle : pour les coins ombragés, j'ai enfin trouvé des bugles rampants panachés !

J'ai un problème avec les Vinca major qui colonisent tout le massif lavande mais cette variété mini "atropurpurea" du massif bassin couvre le sol gracieusement. 
Ces anémones des bois colonisent aussi beaucoup mais quelle lumière près du bassin depuis 1 mois !
Dans les espaces secs, j'ai choisi d'installer des Phillyrea angustifolia. Ok, leur croissance est lente mais leur persistance,  leur résistance au sec doublée d'une rusticité à -15° et leur côté "mes feuilles ressemblent à celles d'un olivier" m'ont ralliée à leur cause (à effet ? on verra dans 2 ou 3 ans) ; ils se taillent ou se laissent libres. Ce sont des perles pour jardiniers du sec. 



Séquence émotion : Nos 1ères fleurs de pommier Reinette. 

J'ai resigné une convention annuelle avec les bacs et les ai garnis de santolines vertes et grises, de curry, de serpolet, d'estragon. Faut juste que je fignole tout autour avec mon coupe-bordure.

La glycine débutante, l'herbe trop haute, la 1ère rose de Sanguineum sonnent le début des festivités printanières : je revis.

Peu à peu, je double la haie de thuyas trop monochrome, monotone pour une non monomaniaque. Yep, je ne suis pas fan des haies de conifères. Or ici, cette haie a l'avantage de nous séparer de la rue très passante et j'en suis bien aise. Il n'empêche que la faire un peu oublier avec des sujets plus joyeux me trottait déjà depuis l'an dernier. En respectant une distance de 1,50 ou 2 de ces thuyas, je commence à planter des arbustes à floraison printanière. Là, je vous montre un Malus Coccinella et j'ai aussi mis un Viburnum Bodnantense, 2 amélanchiers, 1 buddleia récup' + 1 lilas de M'sieur Henri et...je poursuivrai cet automne car le délai de plantations de printemps est dépassé pour moi : Pas envie de voir tout crever dès le mois de juin et ses 1ères sécheresses. 
Vos messages perso pour avoir pris de mes news pendant mon silence prolongé me sont allés droit au coeur Je vous dédie ces baies si love du Lonicera fragrantissima (attention aux pitchouns, ces baies sont jolies mais toxiques)
Et c'est sur cette image affectueuse que se termine ce premier billet du reste du printemps !
Je suis très heureuse de refaire une apparition par ici et j'espère que le boulot me laissera le temps de repasser avant l'été. Ah bé oui, quand je vous dis que je bosse beaucoup, c'est pire que ça...
Allez, si je n'ai pas pu avoir le temps de vous souhaiter une belle année 2017, c'est bien sincèrement qu'aujourd'hui je vous souhaite un printemps 2017 absolument sublime ! 
Très amicalement.

La jardinière en herbe, working girl

lundi 14 novembre 2016

Quinquennat

Mes chers compatriotes, 

Il y a quelques mois, j'avais canardé
voire trumpetté (c'est par ICI) le mauvais goût capillaire et le psychisme ultra inquiétant d'un type américain imbuvable (et quand je dis ça, c'est que c'est vraiment une sale piquette). C'était ma façon à moi de faire une campagne anti… Ben faut croire que soit je n'ai que 55,9 millions de petits lecteurs aux States, soit la traduction google n'est pas très très au point.
En terme de goût capillaire douteux et de psychisme flippant, en France aussi on est garni. Mais j'ai les doigts gourds et je ne vais pas vous refaire le coup de la séance reloukingue … Si ? Bon, d'accord ! mais c'est vraiment parce que vous insistez. Je n'en mets que trois sinon je serai trop malade (là, j'ai vomi 3 fois). 


Petit Quizz. Chaque portrait à son nom : la conn', la brute et le truand qu'il faut replacer dans l'ordre. Vous avez trouvé ? 
Mais venons-en à des faits vraiment excitants : le bilan de mon propre quinquennat au jardin et sa reconduction. Je voulais rester dans le thème politico-je-vous-en-mets-plein-la-vue et vous offrir une signature Ana phore du style "moi, jardinière d'Occitanie, je ferai ci, je ferai ça, patati et patata" puis j'ai renoncé ; pour de simples raisons de crise de flemme aigue. Enfin... je n'ai gardé que les best.

         Moi jardinière du Languedoc Roussillon d'Occitanie, je ne serai pas la chef de la majorité des plantes, je ne recevrai pas les parlements terre de la majorité dans mon jardin passqu'ils parlent...trop fort :

Bah oui, j'aime observer la sérénité de l'automne en solitaire
       Moi jardinière d'Occitanie, je ne traiterai pas mon Premier Homo Idealus de "collaborateur". Je dirai juste « Chèèèriiii, laboure moi donc ce coin et qu'ça saute » :
pas de photo ; c'est private

        Moi jardinière d'Occitanie, je n'aurai pas la prétention de nommer...correctement tous les végétaux car c'est largement au dessus de mes compétences :
Parmi les nombreuses nouveautés de cet automne où j'ai misé sur les 2 saisons qui vont le mieux au jardin (printemps et automne), il y a de gauche à droite :
photo 1 : Akebia quinata (j'avais la variété cream form et il me fallait l'autre)
Photo 2 : des agapanthes blanches et euphorbes Blackbird.
Photo 3 : 3 variétés d'aster : Blue star, Chloe en photo (repéré grâce à ma cop's Karine - son blog c'est ICI), trop craquant avec son coeur qui devient framboise et Laevis Calliope (réputé envahissant mais je veux bien voir ça)
Photo 4 : plein de sédum dont ce Jose Aubergine déjà plein de pousses et aussi (pas en photos) Chocolate, orange Xenox et d'autres dont je n'ai déjà plus les noms.
Puis aussi une autre réputée un peu envahissante aussi : Macleaya microcarpa Kelway's Coral Plume
ça serait trop long de vous montrer ce soir les nouveautés encore nombreuses donc je détaillerai tout ça pendant les longs billets d'hiver. 


         Moi jardinière d'Occitanie, je ferai en sorte que mon comportement soit en chaque instant exemplaire : lampées de rosé du 1er juin au 1er septembre virant au rouge du 2 septembre au 31 mai :
Pas de photo : c'est pas jojo à voir

       Moi jardinière d'Occitanie, je constituerai un gouvernement jardinier qui sera paritaire, autant de femmes que d'hommes : Michèle, Henri, L'Homme et moi, le compte y est :
J'ai une veine énorme de jardiner avec 8 mains !
Novembre 2016 : Ensemble, c'est tout !

         Moi jardinière d'Occitanie, je ferai en sorte que les partenaires Sociaux puissent être considérés aussi bien par les organisations professionnelles, que les syndicats, et que nous puissions avoir régulièrement une discussion pour savoir ce qui relève de "l'aloi" (bon, ok), ce qui relève de la négociation : allo, allo, Fasbouktouit ? C'est blogo, ça va ? Okay, je te like je te touite :

- Pour mon plus grand bonheur, Ma chère Caro du blog Le Jardin de Lys a encore partagé un morceau de son jardin avec moi :
Caro a vu que je cherchais le rosier Ghislaine de Féligonde rose ; elle m'a envoyé des boutures d'un rosier ressemblant : Mélanie Foucart. Je croise les doigts très fort pour que ces bébés prennent racine chez moi.
- Une association remarquable par chez moi : Les Dimanches Verts. L'édition spéciale 30 ans des "journées de l'arbre, de la plante et du fruit" aura lieu les 26 et 27 novembre à St Jean du Gard : 7000 visiteurs sont attendus (dont mon complice radio-jardinier Daniel Lys et moi)

       
        Moi
jardinière d'Occitanie, j'engagerai de grands débats, on a évoqué ci-dessus celui de l'énergie jardinière et il est légitime qu'il puisse y avoir sur ces questions-là de grands débats et soutiens bloguiens :

      Ma cop's Brindille, que vous connaissez bien (son blog est ) ne fait pas que jardiner. Elle réalise aussi des bijoux en "chemin de vie" véritable ; allez donc aimer sa page et choisir Votre bijou rien qu'à vous : 

   Moi jardinière d'Occitanie, j'introduirai la représentation proportionnelle pour les élections végètlatives car je pense qu'il est bon que l'ensemble des sensibilités botaniques soient représentées :

Lorsque je suis arrivée en 2011, l'espace comptait une cinquantaine de variétés de végétaux, arbres compris. Aujourd'hui, j'en ai compté 500 (sans compter celles qui ont crevé). Une belle assemblée végétale pour aller dans le sens de biodiversité. Photo prise le 13 novembre.

         Moi jardinière d 'Occitanie, « j'essaierai d'avoir de la hauteur de vue, pour fixer les grandes orientations, les grandes impulsions, mais en même temps je ne m'occuperai pas de tout, et j'aurai toujours le souci de la proximité avec les plantes. (photos prises depuis l'étage de Michèle et Henri) :
novembre 2011. Mes toutes 1ères réalisations : je veux planquer la vue vers chez les voisins alors je plante des grands bambous ; mais c'est un exercice très difficile de planquer le vis à vis lorsqu'il s'agit de 2 blocs de 2 maisons à étage. Ici, le bloc partiellement caché l'été par le tilleul
Novembre 2016 : Les bambous et les eucaplyptus feront leur oeuvre dans 5 ans, pour un écran hiver comme été

Novembre 2011 : à la perpendiculaire, 1 autre bloc mais 1 quinquennat de plus sera là aussi nécessaire pour un meilleur résultat. C'est pas grave, j'ai appris la patience.
novembre 2016

En octobre 2014, y avait du monde au balcon 

En novembre 2016, aussi !


En octobre 2014, je venais de terminer le bassin

En novembre 2016, je ne regrette rien.


Au terme de ce 1er quinquennat, c'est avec beaucoup de joie, d'optimisme, d'énergie et sans sondage que je fais campagne pour signer un second mandat. Et pour ces 5 prochaines années, le programme est simplifié :

           Moi jardinière d'Occitanie, je veux des fleurs, des feuilles, du bois, des abeilles, des couleurs, du rouge, du rosé bien frais, du rire et la paix pour tous...


Allez, je vous laisse car cette nuit, je vais demander à la lune...géante de sauver le bon goût dans l'hexagone !

Allez, je vous laisse car cette nuit je vais demander à la lune...géante de sauver le bon goût dans l'hexagone !

Allez, je vous laisse car cette nuit, je vais demander à la lune...géante de sauver le bon goût dans l'hexagone !

Allez, je vous laisse car cette nuit, je vais demander à la lune...géante de sauver le bon goût dans l'hexagone !


??? C'est étonnant : mon ordi se met aussi à anafoirer. 

Prenez soin de vous et de vos cultures ; on en a bien besoin. 


La jardinière en herbe requinquée 

mercredi 12 octobre 2016

Conne forever...

       Exceptionnellement, ce billet au sobre intitulé ne s'adresse pas à morano. Je le confesse publiquement : ce conne-là m'est décerné haut la main aujourd'hui (et les autres jours). J'ajoute même que je me suis surpassée dans mes bourdes ces derniers temps : Et d'un, je suis partie gaiement à la pépinière pour quelques achats de plantes bouche-troutrous ; j'en suis revenue avec 1/3 de végétaux pas rustiques pour deux sous qui boucheront les trous à peine le temps de...vous le raconter (à ma décharge, ce jour-là, personne n'était disponible pour me renseigner et les étiquettes arboraient des noms de plantes que je ne connaissais pas et que je trouvais jolies. Sûre de moi, j'ai mis dans mon panier.) Et de deux, en installant mes non rustiques encore gaiement, je plantais quelques joyeux coups de bêche dans un effort volontaire non feint : han...han...han....rhaaaa....couic... j'ai tailladé le tuyau du goutte à goutte enterré ; au départ du circuit, bien évidemment, ce qui bousille tout le réseau.
Allez, quelques aperçus pour étayer mon propos de conne :
Regardez à gauche : c'est-ti pas mignon ces petits pompons roses ? ça s'appelle Gomphrena globosa et ça gèle à -3°. Donc, oubliez.
Pourtant, j'avais eu un coup de coeur pour ces fleurettes qui ressemblent au trèfle : j'en ai pris 3 potées passque que lorsque je fais des conneries, c'est maux comptent triple !
De belles tiges de plus d'un mètre : il s'agit de la canne à sucre pourpre. Hey, j'en ai pris 2 pots ! Ne me demandez pas pourquoi j'ai pu croire que ça résisterait dans mon sud ; j'ai dû avoir, encore une fois, un con d'élan optimiste ; elle grille à +6°. Donc, à l'heure où j'écris, elle est en train d'agoniser. De guerre "lace" (c'est plus doux), j'en ai mis un pied en pot, histoire de moins culpabiliser en l'hivernant en serre ou dans mon salon cet hiver.
J'ai fait fort hein ? heureusement, il n'y a pas que ça puisque le reste est plus banal mais aussi plus adapté à mon climat. 
Vous voyez la fétuque bleue à gauche de la sauge blanche qui est à droite sur la photo ? Ben, j'en ai pris 2 pour boucher 2 trous. 
sauge guaranitica Purple Majesty ; c'est son pourpre qui me botte bien
Dans cette petite bordure à l'ombre, il y avait des lavandes qui, forcément, ne donnaient pas le meilleur d'elles-mêmes. J'ai remplacé par un Skimmia du Japon, un choisya ternata White Dazzle et une potée d'Ajuga reptans mais je reconnais qu'il faut avoir un oeil de lynx pour voir ces nouvelles plantations. 
Le massif que je devais agrandir au printemps a patienté jusqu'à maintenant (oeil de lynx toujours recommandé).
2 petits massifs mignons sont en train de naître devant l'abri tôle : des bananiers offerts par un cher collègue de travail passionné de jardinage. Hémérocalles et géranium Johnson's blue de ma copine Karine blond 66  ; et puis j'ai rajouté une euphorbe Efantia, des ancolies de vous les amies, un buis récup', une heuchère, une bignone chaipakoua et 2 sedums chaitoujourpakoua. Vous apercevez également le bout de tuyau goutte à goutte tranché.
Mais il n'y a pas que du « conne » dans cet épisode. Il y a aussi du Q.I. vrai, du Q.I. sage, du Q.I. hier, aujourd'hui et demain. Oui, L'Homme, puisqu'il s'agit bien de lui, n'a pas un Q.I sot. Je ne vous présente plus mon génie-deux-fois-l'an -sauf que cette année il a misé sur le jamais-deux-sans-trois- et dans sa course au désencombrement du garage il a d'une part construit un abri de jardin en tôle (voir le précédent billet) et a réitéré l'exploit avec une cabine en bois pour hiverner les accessoires de piscine et plein air. C'est ainsi que désormais tous les coussins de la banquette palette (1 mètre cube d'ouates et d'étoffes au moins), les parasols, les chaises longues etc. seront remisés dans cette extension de la cabane, jolie et pratique. 
Pendant la réalisation
Avant peinture
Après peinture ; manque plus que le revêtement du toit qui sera fait en même temps que celui de l'abri tôle


Et pour verrouiller le sujet abri-cabine, je n'ai pas trouvé meilleur argument que cette vue.
C'est Le Chèri qui a choisi de cadenasser ses outils rien que pour me rassurer ; ça me fait plaisir.

Il est vraiment balèze L'Homme, hein ?! Je suis conn'sciente que je vais recevoir de nombreuses demandes du style : "Mon mec est une grosse feignasse ; pouvez-vous m'envoyer les coordonnées du vôtre à tout prix ?". Je répondrai par retour : "L'Homme n'est pas monnayable...sauf si votre "à tout prix" est un réel atout." 

Pour terminer, voici un épisode méditerranéen-cévenol de fleurs d'octobre. Mon jardin est beau au printemps et remet  ça longuement en automne. Entre les deux, il fait de grosses siestes ; un typique caractère du sud. 


J'ai dû ligoter presque tous les grands asters et un miscanthus dans du raphia (je l'ai pris violet) car ils s'avachissaient au moindre souffle d'air.




Cette touffe de fleurs mauves n'est autre que des Tulbaghias. Jamais décevants ces ails d'ornement : comestibles (mais j'ai jamais essayé), fait fuir les pucerons, rustiques jusqu'à -10°, très résistants au sec, au soleil brûlant, aux pluies torrentielles, en fleurs tout l'été... Je vais en éparpiller dans tous les massifs.



Une sauge annuelle qui s'appelle Gogo Purple. Comme sa cousine guaranitica Purple Majesty, c'est sa couleur qui me fait craquer : j'adore le pourpre.


Toutes les plantes qui se trouvaient là ne poussaient pas. J'ai tout supprimé et j'ai remplacé par des "bûches-trous" et des boutures de tapissantes : des céraistes. Ok, j'admets que ce n'est pas du jardinage mais plutôt de la mise en scène.

Mais ça le fait, non ?

 Tous les arbres à troncs encore jeunes sont bardés de bandes de glu pour empêcher notre chat, qui adore le pol dance, de blesser les jeunes écorces.

 entre santoline grise et armoise, le corail du fuchsia de Californie ou Epilobium commence tout juste à se voir. Un cosmos s'est invité à la fête d'automne à la dernière minute.

Un pennisetum rubrum frileux ; je l'ai planté en pot en connaissance de cause 


L'aridité rythmait l'été ; les fleurettes pimpantes orchestrent l'automne. 













En août 2014, (été pluvieux où tout était resté vert) c'était encore vide et sans volume...

Octobre 2016,  les volumes se remarquent et les nouvelles "constructions" occupent bien l'espace. Ce qui est marquant, c'est le Cotinus Royal Purple qui était tout minus sur la photo 2014 (oeil de lynx toujours d'actu). Entre avril 2016 et maintenant, il a fait une poussée de plus de 1m50. Je savais pas que c'était possible.

Ben voilà, mon petit doigt me dit que vous devez arriver à saturation pour aujourd'hui. La suite bientôt car les nouveaux arbres ne devraient plus tarder à arriver ...
En attendant, je vous souhaite un superbe mois automnal à l'heure d'été.
Très amicalement,


La jardinière en herbe conne et rit


P.S. : je m’attelle à répondre à vos commentaires sur le précédent billet pendant que vous lisez celui-ci. Ch'uis toujours à la bourre en ce moment, travail oblige...